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 Eternia : fin de l'histoire mise !!

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louporque
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MessageSujet: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Jeu 6 Mai 2010 - 15:54

Bon, je ne sais pas si je post au bon endroit donc les modo me diront au pire... Embarassed :D
Il y a quelques années, avec une amie, on écrivait des histoires pour s'amuser (j'été jeune hein!) et j'ai créer une histoire, en 3 tomes, que je recopie en ce moment en vue, peut être, un jour, d'éventuellement de la publier. Rolling Eyes Donc, je me suis dit que si j'en mettais un bout, le début du moins, en ligne, j'aurais divers avis autre que mon amie qui connait très bien cette histoire, ma soeur et sa soeur. lol!
Ce récit est imaginaire, fantastique, donc j'attends des avis francs, (pas de plagias hein! , de toute façon je détiens l'original et les autres membres seront témoins...lol.) Je rigole mais bon. Désolée pour la mise en page!
Voici le début:


PROLOGUE

- Dis grand-père, d’où venons-nous ? demanda la petite fille.
- Ella, ma chérie, nous venons d’un pays lointain ! annonça le vieux monsieur.
- Comment ça ? Je croyais que le Yorkshire ce n’était pas loin ?
- Laisses moi te raconter une histoire. Elle me fut transmise par ma mère qui la détient de sa mère. Veux-tu la connaitre ?
- Oh oui !!! Je t’écoute !! supplia la fillette.


« Cette histoire commence, il y a très longtemps, sur les terres Eternia. A cette époque, les dragons fendaient l’air au-dessus de plaines foulées par de magnifiques Licornes qui se laissaient caresser par des elfes ou des fées ! La magie était à la base de tout, elle prospérait et n’importe qui pouvait l’utiliser afin d’aider les autres et de vivre. Ce fut une époque très belle et la cohabitation des hommes avec les créatures enchantées était merveilleuse… »

LIVRE 1
LE POUVOIR DU DESTIN

PROLOGUE

Il est une légende qui dit qu’un certain médaillon aurait été forgé il y a fort longtemps dans le but d’aider la nation, de donner ou de prendre, mais avant tout, qui possèderait le pouvoir absolu. C’est la clé entre le monde du Mal et notre monde.
Ce médaillon se nomme, d’après les anciens écrits, La Fleur du Destin, Fleur car il semblerait que le motif soit une fleur et Destin car son immense pouvoir pourrait à tout jamais changer le destin de ce monde.
C’est pourquoi ce médaillon, qui exista autrefois, disparu après une guerre sans merci qui dura des décennies à cause de gens, assoiffés de pouvoir.
Personne ne su où il fut caché ou les rares d’entres eux finirent par mourir tués pour « trahison » ou de vieillesse, mais tous gardèrent le secret sur le médaillon qui tomba dans l’oubli.

Mais le Destin n’en décida pas ainsi et la légende tourna au cauchemar…

CHAPITRE 1

Dans une forêt lointaine, dans une époque lointaine, sur une terre peuplée de Dragons, de créatures fantastiques, vivait un jeune homme, Lancelot.
Grand, les cheveux mi-longs sombres, des yeux verts, une fine barbe et moustache signe de long voyage. Il portait un long manteau de cuir, un haut en coton sombre et une cotte de maille dessous en mirius, métal à la fois léger et résistant. Parfois il revêtait sa cape épaisse couleur bouteille pour se protéger du froid, attachée par une broche, une feuille de lierre en argent vert. Il était néanmoins séduisant, et sa renommée de preux combattant se rependait par-delà les océans. Lancelot, noble guerrier, était devenu un simple rodeur, voulant fuir la tyrannie du pouvoir, ne combattant que pour le bien.
Il cueillait des baies pour compléter son remède quand soudain, il vit une étrange créature, un Conis plus exactement s’approcher de lui.
Le conis, soldat de Xéno, ne figurait pas parmi les plus fortes créatures mais pas dans les plus faibles non plus.
Celui-ci était petit, de longs doigts en couteaux aux ongles tranchants, de grandes oreilles pointues à l’ouïe très développée ainsi que deux grosses cornes qui surplombaient son crâne chauve. Son armure devait être d’un alliage de fer et d’argent, assez solide et légère, où un symbole très reconnaissable se dessinait sur le devant : un grand V dans une goutte d’eau, signe de son appartenance au grand Xéno, magicien de Eternia.
Le monstre n’avait pas l’air de vouloir s’attaquer à Lancelot, au contraire, il lui parla d’une voix assez aigue :
- Bonjour rodeur. Je peux t’offrir le pouvoir suprême, la magie, une force incroyable dont tu n’imagines même pas l’étendue des pouvoirs…
Viens avec moi et tu seras Invincible !!!!
- Merci, mais, sans façon, refusa Lancelot.
Le conis lui barra alors le chemin, et continua :
- Ecoutez, vous allez me suivre dans les montagnes du mont Etreve, dans la chaine des Monts Obscurs je vous l’ordonne au nom du grand X…
- Non, VOUS écoutez moi, je viens de Grisus, et là je suis quelque part dans la forêt immense de Missan et un nain vient « m’ordonner » d’aller avec lui voir le Seigneur du Mal ?? répliqua le rodeur.
En rage, il dégaina son épée, incrustée d’une topaze, de son étui sous sa cape verte et la pointa sur la créature :
- Allez-vous en, partez, sinon vous serez mort dans quelques minutes !!
- Comment osez-vous ? Je ne suis pas un nain, vous allez payer pour votre insolence !
Le conis sortit une étoile coupante et la lança à Lancelot qui l’esquiva aisément.
Ce dernier fit un salto arrière et atterrit devant un vieux chêne tandis que la créature fonçait, glaive en main, droit sur lui. Celui-ci sauta, s’agrippa à une branche basse, évita le glaive qui s’enfonça profondément dans l’écorce de l’arbre. Lancelot en profita qu’il essayait d’enlever l’arme du tronc pour sauter par-dessus lui et plonger son épée d’un coup sec dans le ventre du monstre. Il la retira et parti après avoir vérifié que ce dernier était bel et bien mort.

Malgré sa victoire, Lancelot en gardait un goût amer car tuer n’était pas une chose qu’il aimait faire, cela devait rester une solution d’urgence, de défense ou pour manger.
Il pria les esprits rapidement avant de poursuivre sa route en direction d’un lac à une quinzaine de lieux d’ici.
Il s’approchait d’Illas, la ville où sa sœur l’attendait à la recherche d’un remède…

La fin de la journée approchait tandis qu’il traversait la Plaine de la Sagesse, en direction de la Forêt Orge qui dominait le majestueux Grand Lac, dernière barrière avant la ville Illas. Le jeune rodeur décida donc de passer la nuit sur l’herbe à la fois épaisse et douce, avant de repartir vers la ville où sa sœur vivait. Le soleil ne tarda pas à se lever, réveillant Lancelot de sa nuit agitée. Il se remit vite en chemin pour atteindre les premiers arbres de la Forêt vers le début de l’après-midi. Pendant son voyage, il pensait à de nombreuses choses, notamment à la position qu’occupait Eternia aujourd’hui. Il se remémora son origine et surtout comment le dernier tyran de Eternia fut assassiné par des rebelles avant de laisser les villes de cet Empire devenir indépendante sans qu’aucune personne ne les contrôla à par un chef de village qui était plus conseillé qu’autre chose.
Eternia était un des quatre territoires existant sur Terre. Chaque territoire était sous la surveillance d’un sage pouvant être un Dragon ou un Elfe dont la tache est d’assurer la bonne cohésion entre hommes ou autres créatures avec la nature mais aussi de veiller à empêcher le Mal de prendre possession du pays comme se fut souvent le cas, notamment avec le mage noir Noriyus.
Eternia se composait de deux chaînes de montagnes et toute la partie sud du pays était longée par la Mer des Orques qui abritait une île du même nom puis encore plus loin, les Terres Immortelles dont seuls les esprits avaient le droit et l’honneur d’y être accepté.
Malheureusement, au cours du siècle dernier, un mage puissant apparut de nulle part, aux pouvoirs inimaginables et, avec son puissant Dragon Ombras, prit le pouvoir d’Eternia avec l’aide de ses créatures démoniaques et obligea le Dragon qui veillait sur le pays à se cacher dans les montagnes. La magie bannie et très vite détectée, ce nouveau tyran d’Eternia sévissait et personne ne semblait pouvoir le vaincre, les rares résistants étant tués ou corrompus par sa magie noire. D’où venait-il et que cherchait-il, pourquoi, personne ne le savait, et tout le monde préférait vivre comme si de rien n’était, laissant Xéno libre de continuer ses plans.
Au Nord d’Eternia se trouvait Gfjeod, grand pays composé principalement de montagnes enneigées où toutes sortes de créatures vivaient en harmonie sous le regard d’un Elfe, sage du pays. A l’Ouest se situait Miarc, îlot à moitié plus petit qu’Eternia mais séparé d’elle par une faille large de huit pieds et profonde d’une centaine, gouverné par un Dragon aussi. Puis à l’Est, après les terres hostiles de Hurus prospérait Alman, pays libre et mystérieux où seuls quelques hommes vivaient parmi les animaux, sous l’effigie d’un Elfe.

Chassant ses pensées à propos d’Eternia et les autres pays mystérieux qui l’entoure,
Lancelot arriva devant un mur en ruine au cœur de la forêt Orge où de longues et épaisses lianes grimpaient le long de la façade tandis qu’une partie bouchait un trou en forme d’étoile à trois branches. Au loin, les oiseaux s’arrêtèrent de chanter et les plus proches s’envolèrent d’un coup. Un vent froid parcouru le chemin et secoua les feuilles alentours. Les nuages s’accumulèrent au dessus de la forêt et la température baissa subitement. Une étrange atmosphère s’installa tandis que le jeune rodeur sortait une étoile de la même forme que l’empreinte dans le mur de sa poche et l’enfonçait dedans.
La ruine s’effaça alors pour laisser place à une petite barque sur l’eau qui n’était visible qu’après avoir été actionnée. La barque était petite, sombre, étroite et faite d’un matériau courant, du chêne. Lancelot embarqua et, après deux longues heures à voguer rapidement sur les profondeurs mystérieuses et impénétrables du lac, il arriva devant les murailles en pierres blanches, d’environ dix pieds (soit trois mètres) de hauteurs qui enfermaient la ville d’Illas, ville de la joie et du soleil.



CHAPITRE 2

Dans les profondeurs d’une forêt aussi majestueuse que magique, une femme aux longs cheveux rouges se penchait au-dessus d’une petite fontaine d’eau argentée. Elle discutait avec son maître, qui était de loin le plus puissant et sage d’Eternia. Elle lui adressa ses pensées :
- Maitre, il arrive. La prophétie qui parle de « Celui qui trouvera » est sur le point de s’accomplir. Celui qui ramènera la paix sur Eternia est en route. Que dois-je faire ?
- Ma chère, aidez-le du mieux que vous pouvez. Je suis certain que tu arriveras à tes fins, il est notre seul espoir. Prends soin de toi et sois prudente.
- Oui, je vous remercie, fini-t-elle.
Elle leva la tête, faisant s’onduler ses beaux cheveux couleur feu, puis scruta de ses yeux bleus les alentours avant de brouiller l’eau de sa main pâle et délicate. Elle repensa à la prophétie en question :
« Alors le Mal apparu. Personne ne pourra lui résister et Il pourra imposer sa volonté à tous. Mais un jour de pleine lune naîtra l’enfant dont le sang affrontera le Mal. Il sera le seul à pouvoir le vaincre car il est lié à lui. « Celui qui trouvera » réveillera la vieille légende. Mais son chemin, malgré victoires et échecs, sera ponctué d’une rencontre qui changera sa vie et l’humanité à jamais. »

La magicienne se leva et disparu pour accomplir sa destinée.


Le jeune homme se retrouva devant un immense portail blanc en fer et en argent, dont les pics étaient surmontés de feuilles fines en or blanc. L’entrée de la ville lui faisait face.
Il enfonça la même étoile servit précédemment dans le trou créé à ce fait et se dirigea vers le château, au cœur de la cité sous haute protection.Cette ville était construite comme le soleil lui-même : un cœur puissant et chaud, symbolisé par un immense château de pierres jaune et aux toits dorés, reflétant les rayons du soleil ; et de nombreux rayons lumineux, symbolisés par les habitations de par et d’autres autour de l’immense demeure, alignées, dont l’ensemble formait des axes partant du château vers les remparts, et traversées par des chemins en pierres plates incrustées de pyrite (pierre aussi dorée que l’orus mais plus pure et rare).
Sa sœur vivait dans ce château, qu’elle avait fait rénover avec l’aide de son époux ainsi qu’un immense jardin de roses qui semblait bien en fleurs ce jour-là.

Lancelot passa devant quelques habitations :
- Oh bonjour noble guerrier, fit un passant.
- Bonjour Nocilus. Heu, simple rodeur suffit tu sais ! Comment allez-vous ?
- Bien merci mais je crains que notre cher Myras ne se porte pas très bien…
A ces mots, Lancelot se précipita vers le palais, arriva en courant dans la chambre de Myras, son beau frère. Il y trouva Anabelle en larmes sur le corps de son mari, sans vie. Il s’approcha d’elle qui se retourna et le prit dans ses bras :
- Lancelot ! C’est Myras, il est mort !!! pleura-t-elle.
- Quoi ?! Non, c’est impossible ! Oh Ana, je suis désolé, j’ai fais de mon mieux, si ce fichu conis ne m’avais pas…
- Pas quoi ? Que t’ai t il arrivé ? coupa sa sœur déboussolée.
- Non rien. Je, je vais demander de préparer la cérémonie, oh, je ne sais pas quoi dire, je suis bouleversé, c’est horrible.
- Oui, je reste encore auprès de lui. Mon amour, pourquoi ?
Elle continuait de parler à son défunt mari tandis que son frère quittait les lieux afin d’organiser un enterrement à la mémoire de son ami disparu…

Le lendemain, à l’aube, la cérémonie eu lieu : tout le village prit la direction du cimetière en fleur, vêtus d’habits couleur or, symbole du soleil et de la vie éternelle. Les rossignols se regroupaient autour du cortège tandis que les villageois avançaient en silence puis Anabelle commença le chant d’honneur vite reprise par l’ensemble des personnes.
Le cercueil en marbre se trouvait au dessus d’un profond trou, dernière demeure physique de Myras alors que son âme irait rejoindre l’au-delà pour retrouver sa famille, ses amis disparu avant lui.
Le sage de la cité commença la cérémonie pour conclure :
- Qu’il repose en paix auprès des siens et de notre divin Soleil Moui. Astran.
- Astran, répéta le village en cœur, sous des larmes de chagrins et de douleur.
Des roses rouges furent déposées sur la tombe puis Anabelle versa symboliquement de la terre sur le cercueil et plaça une relique en argent vert pour la chance et deux pierres bleus sur les yeux pour la vie éternelle.


La journée se termina par un deuil général sous les rayons du soleil couchant.

Le jour suivant, le jeune homme décida de se rendre à la bibliothèque, tenu par Nocilus :
- Bonjour mon ami, je suis navré pour Myras.
- Oui. Bonjour à vous.
- Mes boutiques à Wallen et Youlenn sont débordées, je suis obligé de faire des allers retour, ça en devient fatiguant, même si la renommée de mes magasins me réjouit !
- Pourquoi ne pas engager quelqu’un ? demanda le rodeur.
- Ma boutique de Youlenn est sacrée. Et celle à Wallen appartenait à mon père donc j’y tiens beaucoup aussi, expliqua le commerçant.
- Je vois.

Ahhhhhhh !!!!
- Anabelle ! cria Lancelot en partant en courant.

Ce dernier arriva auprès de sa sœur qui se tenait la cheville, en pleures :
- Un serpent ! Il m’a mordu !
- Un serpent ? Ici ? C’est très étrange !!

Son frère retourna à la bibliothèque afin de trouver un livre sur les morsures de serpent. Une fois le livre trouvé, il demanda à Anabelle de lui montrer le serpent qui l’avait mordu et pu ainsi faire le mélange de plantes adéquate pour soigner la plaie. La blessure se referma toute seule et le poison fut éliminé, tout ceci grâce à la magie des plantes. La jeune femme était ainsi hors de danger. Le serpent en question était une espèce très rare, qui vivait dans les monts Obscurs et dont la présence ne pouvait être du qu’a cause d’un dompteur peu scrupuleux ou bien voulant la tuer. C’est pourquoi Lancelot eu beaucoup de mal à annoncer à sa sœur qu’il devait repartir pour Wallen. Il craignait pour la vie d’Anabelle, surtout si quelqu’un lui voulait du mal. Il lui promit de revenir très vite, avant la prochaine pleine lune. Son devoir était de protéger les gens en parcourant Eternia tel un mère protégeant sa progéniture des prédateurs, et non de rester sur place auprès de sa famille sachant que le danger était partout et de plus en plus redoutable.
Car au loin, certains soirs, on pouvait entendre des cris de villageois tués, les rugissements d’un dragon ou les éclairs venant d’un sombre manoir, un domaine où vivait un homme aussi maléfique que redoutable aux pouvoirs envieux et incroyables pour un seul homme.
Certains disaient que ce n’était qu’un homme un peu fou, d’autres un serviteur du Mal, hors ce n’était ni l’un ni l’autre car Xéno était le Mal incarné, issu de l’union du Diable et de la Mort.

à suivre...

Alors ? Laughing


Dernière édition par louporque le Mar 29 Juin 2010 - 8:39, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Jeu 6 Mai 2010 - 18:23

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louporque
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Jeu 6 Mai 2010 - 21:16

Merci ! Mr. Green
La suite, demain, j'en suis à 27 pages sur word, bientot fini de recopier en améliorant le tome 1...et le tome 3 toujours pas fini d'être écrit ! lol!
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louporque
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Ven 7 Mai 2010 - 11:11

suite !

CHAPITRE 3

Le lendemain à l’aube, après s’être séparé de sa sœur, le jeune rodeur se dirigeait vers les plaines d’herbes vertes encore appelées Plaines d’Istris, en ce mois de Mayus, marchant sur un chemin de terre et de pierres qui liait Illas de Wallen. Il parcourut la plaine de longues heures, s’arrêtant un peu pour manger du pain et de la viande sèche vers midi avant de reprendre la route, à pied, en direction de la Forêt de Pins qui s’étalait sur la façade Est de Wallen. La nuit tomba rapidement et il du faire une halte pour dormir et reprendre sa route de jour suivant. Il étala à terre, près d’un rocher à distance du chemin son manteau de cuir qui servirait de lit précaire. A part quelques créatures nocturnes qui vinrent s’approcher de lui la nuit durant tandis qu’il dormait, rien ne troubla la nuit froide et profonde. Au levé du soleil, Lancelot repris la marche et aperçu enfin, au loin, la forêt de pins qui annonçait son arrivé à Wallen. Il arriva sur ce passage peu fréquenté parmi les arbres en ce jour et vit un gros œuf rouge vif sur le point d’éclore au beau milieu du chemin, dans une flaque d’eau bizarrement dorée.
Lancelot bandit son épée et la pointa vers l’œuf qui se brisa. Une créature en sortit. Elle était semblable à un oiseau, sur deux pattes, rouge et sa queue d’un jaune or dont le bout semblait briller d’un rouge chatoyant ainsi qu’une petite crête sur la tête au bout or. Ses yeux dansaient comme les flammes d’un feu éternel qui ne s’apaisent jamais, même sous une pluie battante ou une tempête rageante. Cette boule de plume poussa un petit cri craintif, cligna des yeux plusieurs fois pour s’accoutumer à l’extérieur, nouveau territoire de sa vie. Lancelot s’approcha d’elle, rangea son épée : il sentait qu’il pourrait être ami avec elle et lui tendit un morceau de pain sortit de son sac. L’oiseau accepta l’offre, mangea le morceau, vint renifler le jeune homme qui demeurait immobile et donna un coup de bec dans le creux de sa main qui restait tendue.
A ce moment, un rayon de soleil transperça les nuages en direction du couple peu commun et un symbole se grava sur le dessus de la main du rodeur, symbole en forme de flamme, signe que la créature avait adopté cet homme mystérieux.

- Je suis heureux de te rencontrer toi. Tu es vraiment magnifique, je n’ai jamais vu de créature semblable auparavant. Tu ne serais pas un Galifeu ? C’est incroyable. Que dirais-tu si je te nommais Topaze en l’honneur de ton beau pelage ? annonça Lancelot.

Pour toute réponse, Topaze poussa un petit cri aigue signe de son accord. Puis, elle grandit d’un coup, déploya ses ailes, s’envola un instant et retomba aux cotés de son jeune maitre. Elle mesurait dans les un mètre maintenant et son pelage était plus resplendissant que jamais.
Ils marchèrent donc ensemble, cote à cote, en direction de Wallen, sous un soleil magnifique dont les rayons l’avaient emporté face à la noirceur des nuages.
Durant cette ballade, Lancelot découvrit petit à petit les dons incroyables de cette petite créature, pas si inoffensive que ça. Un oiseau de proie qui avait vu au loin les couleurs attrayantes du galifeu, piqua en sa direction tandis que Topaze, l’ayant déjà remarqué depuis longtemps, ouvrait son bec pour en sortir un long jet de flammes rouges. L’aigle l’évita de peu, tout en continuant sa descente vers l’oiseau, serres devant déployées. C’est alors que Topaze le fixa intensément et l’aigle alla se cogner contre un arbre avant de partir rapidement dans une direction opposée.
- Bravo Topaze ! Oh, tu voles, tu craches du feu et tu hypnotises ? Je serais curieux de voir ce que tu sais faire d’autre. En tout cas, c’est très bien !! félicita son nouveau maitre.

Topaze cria en signe de remerciement et rejoint son nouvel ami.

Après un long moment de marche, ils arrivèrent à Wallen, village fortifié, entouré d’une cour d’eau qui n’était franchissable que par ses deux ponts de pierres, de part et d’autre de la cité. Avant de n’être qu’un village, Wallen était une ville immense et prospère mais le recul de l’océan suite à un lointain réchauffement climatique avait fait de ce grand port de commerce un simple village comptant quelques individus, la plupart paysans, vivant de l’orge exploité ou de la vente des porcs élevés dans les plaines. Les habitations étaient rustiques, très simples, rondes au toit de tuiles. Seulement une centaine de maisons composaient Wallen, ainsi qu’une petite église, un cimetière et une jolie fontaine sur la place du village. Lancelot se dirigea alors vers sa maison. Celle-ci était peu grande mais différait des autres maisons de par son architecture plus ancienne, signe de sa longue appartenance à la ville. Elle ne comptait pas d’étages contrairement à la plupart des maisons qui abritaient les familles aux nombreux enfants. De grosses pierres ocre et anciennes servaient pour les murs extérieurs, le toit se composant lui aussi de tuiles rouges, comme la majeure partie des maisons du village. Les rayons du soleil illuminaient la porte d’argent et de bois tandis que des talismans de jade, d’or et de zinc y étaient incrustés.
Les arbres alentours aux feuilles enchantées se dressaient majestueusement parmi les fleurs sauvages. Le jeune homme et son nouvel ami rentrèrent dans le cottage et mangèrent avant de s’endormir reput sur le grand lit deux places. La nuit tombait sur Eternia mais, à l’autre bout de la forêt, à Illas, il se passait quelque chose d’inhabituel.


Anabelle ne trouvait pas le sommeil. Elle alla à son balcon regarder la lune qui formait un fin croissant cette nuit-là, puis son regard se dirigea vers la constellation d’Orion, très reconnaissable grâce à ses trois étoiles alignées et enfin vers la gauche, Sirius, qui brillait de mille feux. Soudain, elle vit des chevaux se diriger vers le portail du château, entrer et galoper à l’intérieur du jardin. Peu de temps après, des pas résonnèrent dans les escaliers qui menaient à l’étage, à sa chambre plus exactement. La jeune femme pressentit un danger et alla se cacher. Au même moment, la porte éclata et des hommes en cape noir franchirent le seuil de la porte. Ils fouillèrent partout à la recherche de quelque chose en vain. Deux des hommes se rendirent sur le balcon tandis qu’Anabelle restait en sécurité, sous le balcon, agrippée aux poteaux quadrillés et escaladés par de nombreuses roses. Elle entendit alors les paroles des visiteurs nocturnes diminuer et leurs pas s’éloigner puis se sentie soudain soulagée, elle était hors de danger. Mais elle eu le malheur de tourner la tête et de tomber face à une énorme araignée, une Mygolas, aussi redoutable qu’effrayante, et très venimeuse. La jeune femme ne put contenir un cri de terreur qui signala sa position aux hommes. Elle essaya de se déplacer mais ses pieds glissèrent sur les roses humides. Elle voulu se retenir en s’accrochant sur un carré libre mais se piqua, lâcha prise et tomba à terre, aux pieds des hommes qui l’attendaient en bas. Elle fut ligotée et emportée loin d’ici, du moins selon ses souvenir car elle perdit connaissance très rapidement.

CHAPITRE 4

Xéno se pré laçait sur son trône d’or et de rubis. Vieux magicien de 106 ans, il restait en vie grâce à son bâton magique. Il avait de longs cheveux blancs attachés et une longue barbe descendant jusqu’au ventre. De nombreuses rides se dessinaient sur son visage, figées par la magie. En revanche, tandis que son visage n’exprimait que la haine et le dégout, ses yeux, d’un rouge vif caractéristique de la nature des ses pouvoirs, renvoyaient toutes sortes d’émotions dont la principale était la satisfaction de lui-même. Son regard lui restait plus profond, mystérieux mais cependant maléfique et malintentionné. Ses plus fidèles serviteurs se tenaient en face de lui, attendant ses instructions. Freuz était un chevalier noir très puissant, un des meilleurs parmi son armée, venu d’une terre lointaine où la peur dominait et la survie très rude. Puis Schard, un troll des monts Obscurs de l’enfer. Aux cotés de Xéno figurait Ombras, son dragon.
Le représentant du Mal, vêtu d’une cape rouge, s’exclama :
- Alors, notre invitée arrive-t-elle bientôt ?
- Oui maitre, annonça Freuz, elle est sur le chemin entourée de nos plus fidèles soldats. Etes vous sur que c’est la plus pure ? demanda-t-il.
- Certain. Et ne me contredit plus! Entendu ?
- Oui, votre seigneurie. (Freuz s’agenouilla.) Elle sera là d’ici deux jours tout au plus.
- Deux jours? C’est bien trop long. Bon, je vois, vous deux, hors de ma vue ! rugit le mage noir.

Il resta seul avec son dragon. Il marmonnait des paroles incompréhensibles dont seul lui et son dragon maléfique pouvaient en comprendre le sens :
- Ah, Anabelle, tu seras bientôt à moi !
Xéno reprit un vieux parchemin racontant l’histoire d’une vieille légende. Il la relut une fois encore :

« Par delà les temps mémoriaux, dans un lointain passé, fut jadis forgé un talisman. Son pouvoir n’était que pour servir de nobles valeurs. Mais il fut détourné de sa destinée originelle pour servir le Mal. De nobles mages venus de part et d’autre du monde se réunirent afin de sauver le monde pour décider du sort de ce précieux joyau, après l’avoir dérobé non sans terribles souffrances au mage Noriyus, descendant du Diable. La Fleur du Destin, ainsi nommée, fut cachée dans l’espoir qu’elle serait trouvée pour enfin jouer son rôle. Ainsi celle toujours voulu se trouve sur la source de la vie. Un seul mot sur l’endroit le plus magique et l’élu se retrouve au sommet du monde sur une montagne d’or et de puissance. Mais l’activation de se trésor ne peut se faire sans le sacrifice de la plus pure des créatures existant sur ce monde. Tel est le prix à payer pour le salue de l’humanité. »

- Foutaises ! Le noble Noriyus était bien mieux que tout le monde ! Il avait compris le vrai usage de ce talisman ! Mais il a échoué là où moi je gagnerais !! Il ne me reste plus qu’a attendre la fille et trouver ce talisman. Ah moins que quelqu’un ne le fasse pour moi…

Pendant ce temps, Schard et Freuz discutaient entre eux :
- J’le sens mal ce coup là ! disait le Troll.
- Ouais, on aura quoi nous après hein ?! Quand il aura son bracelet à deux balles et tout le monde à ses pieds ? Grâce à nous en plus !! RIEN ! On aura rien moi j’te dis ! répliqua le cerveau Freuz.
- C’est clair, ça se trouve il va nous tuer après…
- Rho, boucle là, il ne fera pas ça, du moins je l’espère sinon ! fini Freuz, rempli de doutes à présent.

Quelques temps après, un gong retentit et tout le monde se dirigea vers une immense arène destinée aux combats entre soldats de Xéno. Le mage était installé sur un fauteuil de marbre sous un coussin de soie et de velours rouge sang. Il regardait la scène du haut de son estrade, pour admirer avec satisfaction les prouesses de ses soldats.
Les combats s’enchainaient où les vainqueurs en sortaient blessés sous les applaudissements tandis que les perdants jetés dans les fosses aux Lonys, sortes de gros félins aux dents redoutables et à l’appétit illimité.
Ce fut bientôt le tour de Schard. Il devait affronter un homme à tête de taureau, un minotaure. Celui-ci avait une queue, de grands pieds en sabots et une armure d’un métal peu pénétrable. Le minotaure, en rage face à son ennemi, fonça sur le troll tête baissée. Son adversaire l’évita et sortit son épée…
Le combat fut sans pitié : le minotaure avait perdu sa main droite et son épée. Il était sur le point d’être achevé quand Xéno intervint :
- Ca suffit ! hurla-t-il. Schard, tu as gagné ! Toi (il désigna le vaincu), tu me déçois, pars d’ici et ne reviens que lorsque tu seras digne d’être mon soldat, digne de te battre ! Schard, j’ai une mission pour toi, viens !

Le soldat mi-homme mi-taureau parti seul et humilié.

Dehors, les premiers rayons du soleil se faisaient voir, Xéno mit donc fin aux combats et tous les soldats retournèrent à leurs occupations habituelles.
Puis le maitre du Mal se dirigea dans sa tour, poussa un cri perçant et Ombras arriva. Tel était son destin, servir son plus fidèle maitre qu’il adorait par-dessous tout, surtout quand il avait la permission d’en finir avec un serviteur et de le dévorer…

Après une mise au point sur la mission confiée à son plus fidèle serviteur, Ombras, Xéno se dirigea vers un tableau le représentant. Il appuya sur les deux yeux de la peinture et, sous un bruit sourd, la toile laissa place à un passage étroit taillé dans la pierre aussi sombre que glaciale. Le mage s’y aventura après avoir vérifié une fois encore que personne n’avait ouvert la porte de son antre puis referma le passage derrière lui. Xéno ne craignait personne en ce monde, il ne faisait confiance qu’à lui-même et de ce fait, préférait rester prudent tout le temps car l’idée qu’une inattention pourrait un jour lui coûter la vie avait déjà effleuré son esprit un jour lointain. Mais il savait que personne n’était assez fou pour essayer de l’affronter.
Toujours plongé dans ses pensées, le mage noir continuait d’avancer dans le passage qui se trouva devenir quelques pieds plus loin un long escalier de pierres s’enfonçant plus profondément dans les montagnes où était bâtie son repère. Au bout d’une vingtaine de minutes à marcher, il arriva en bas de l’escalier. Une porte en bois noir lui faisait face. D’un geste bref de son bâton sur la porte, à mi-hauteur, il parvint à l’ouvrir. Il franchit le seuil et se retrouva dans une sorte de sanctuaire au plafond très haut, au sol noir couvert de pourriture et surtout, à l’odeur infecte qui aurait rendu malade le moindre être vivant s’y trouvant. Mais pour Xéno, cela signifiait juste qu’il allait, une fois encore, régénérer son pouvoir en invoquant le pire démon qui soit, son père.
Assis dans un cercle traçait par le sang d’une jeune pucelle, Xéno versa dans un bol rond le mélange habituel pour ce rituel dont un objet qu’il ne quittait jamais et, saisissant une dague à coté de lui, se coupa le poignet et laissa son sang d’un noir profond s’ajouter à la préparation. Puis lécha son poignet et il mit un linge sur sa blessure afin de réciter la formule qui allait lui permettre d’invoquer le pouvoir. A peine les mots sortirent de sa bouche qu’un vent se déchaina dans son antre secret et il fut enveloppé d’un champ de force ténébreux, tel un poison se rependant dans chaque veine de chaque partie de son corps.
Ignorant la douleur, le mage termina son rituel, ne s’autorisant à arrêter sa récitation sous peine d’une mort probable. Puis il attendit, fixant le fond du bol tandis le liquide rouge sang s’y trouvant virait au noir le plus noir dont les seules personnes qui le vire n’en étaient pas ressorties vivantes. Soudain, une présence se manifesta dans le liquide sombre qui entourait l’objet et un flux énergétique ocre surgit des profondeurs du bol pour fuser vers l’objet magique qui se teinta lui aussi du flux ocre. Une fois le flux dissipé, Xéno reprit l’objet, le replaça à son emplacement habituel tandis qu’un souffle envahissait son corps sans âme. Une lueur ocre lui traversa les yeux et, sous les effets nouveaux de son pouvoir grandit, il respira comme s’il respirait pour la première fois, tout en savourant l’être qu’il était.
Un éclair le parcouru et il se revit petit, à une époque lointaine où la maladie Jilcis sévissait le pays d’où il était issu, tandis qu’il regagnait son château.
« Très affaibli par la maladie qui l’enveloppait, il écoutait sa paysanne de mère, en larmes, réciter une vieille incantation dans le livre de magie noire qu’elle avait dérobé au Royaume de Piydore, par-delà les Terres Immortelles, dans les nuages éternels. Un vent parcouru la demeure en bois tandis que la tempête faisait rage dehors. Soudain, la porte vola en éclat et une ombre franchit le seuil de la porte, se dirigeant en planant vers la silhouette frêle et fragile du petit garçon. La mère poussa un soupir de soulagement et de peur à la fois, voyant l’ombre envelopper son jeune fils. Puis un coup de tonnerre éclata et le noir surgit dans la pièce. Deux yeux jaunes apparurent du bol où le sang de la mère et du garçon se tenaient et, se dirigeant vers le garçon déjà sous l’emprise de la première ombre, ils se joignirent à elle. Des murmures parvenaient aux oreilles de l’enfant sur le point de s’éteindre. Une voix aigue et flutée lui parla :
- Petit petit, te voilà. Ton cœur est sur le point de lâcher !
- Enfant, doux enfant, chantait l’autre ombre aux yeux jaunes d’une vois rauque, ne soit pas effrayé, nous allons te délivrer !
- Oui, laisse-nous goûter à ton sang et tu vivras, encore plus fort qu’auparavant et tu gouverneras !
- Oui, seul un ou deux sacrifices nous sera nécessaire puis jamais nous ne viendrions te revoir, jamais, jura l’ombre aux yeux jaunes.
- Oui, jamais, jura l’autre ombre.
- Qu’il en soit ainsi, parvint à murmurer l’enfant.
Les ombres se regardèrent, dévoilant de longs crocs, et se jetèrent sur le cou du garçon, le vidant de son sang et de son âme, sous les cris de la mère paralysée. Puis l’ombre aux yeux jaunes souffla dans la bouche de l’enfant, suivit par l’ombre à la voix aigue, avant de se retourner vers la mère :
- Il a fait son choix et tu devras mourir pour lui sauver la vie, toi, génitrice du Mal, annonça une ombre.
- J’accepte.
Alors que le vent soufflait dehors et que les paysans luttaient pour protéger leurs maisons de l’orage, personne ne vit ce qui se passa dans la petite maison où la gentille magicienne qui aidait les gens se faisait dévorer. Personne ne prêta attention à la chose horrible qui venait de naître sur les terres d’Eternia, dans les hauteurs du mont Etreve. Car, en cet instant, les deux ombres appelées Diable et Mort venaient de donner vie à un être qui allait régner sur le pays après avoir tuer les habitants de son village, un petit garçon du nom de Xéno qui serait assoiffé de pouvoir… »


à suivre...


Dernière édition par louporque le Mar 29 Juin 2010 - 8:08, édité 2 fois
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cléclème
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Ven 7 Mai 2010 - 11:23

j'ai pas encore eu le temps de lire mais je vais faire un copié collé pour lire dans le train study
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Ven 7 Mai 2010 - 12:30

très intéressant thumright

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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Ven 7 Mai 2010 - 14:01

Merci !!
Bonne lecture Cléclème alors !! ^^
Si tu veux la suite en mp... siffle
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louporque
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Mar 11 Mai 2010 - 12:53

Je mets la suite, si ça interesse :

CHAPITRE 5
Topaze se réveilla et alla mordiller les cheveux de son maitre. Lancelot, ainsi tiré d’un sommeil agité comme toujours, se leva pour préparer le petit déjeuner. Il aperçu que sa maison était vide : plus aucune nourriture. Le rodeur pris donc quelques pépites d’argent, monnaie courante à l’époque, et quelques pépites de bronze pour aller acheter de quoi manger. Suivi de près par son galifeu, il arriva à la boutique :
-Bonjour Nocilus, salua Lancelot.
-O, Lancelot, je vous souhaite aussi un Bon Jour !
-Oui, merci. Aurais tu, heu, des œufs, de la viande à griller, du beurre, de la farine…
-Bien, bien, je vais de chercher tout ce qu’il te faut.
Il partit dans le fond de son commerce afin de préparer la commande demandée tandis que Lancelot regardait un écriteau annonçant les nouvelles valeurs des pièces en circulation :
-Alors, la pépite d’or est la pièce qui a le plus de valeur, après celle d’argent puis celle de bronze. Cinq pépites d’argents valent une pépite d’or, huit pépites de bronze valent une pépite d’argent et donc treize pépites de bronze valent une pépite d’or. Très bien.
-Tenez, voici vos produits ! Cela vous fera un total de deux pépites d’or et quatre pépites de bronze, demanda Nocilus.
-Hum, dix pépites d’argent et quatre de bronze. Voila le compte, annonça Lancelot en lui tendant l’argent.
-Merci ! Je vous souhaite une bonne continuation.
-Vous aussi, au revoir, acheva le jeune homme.

A la sortie de la boutique, Topaze partit en courant puis se dirigea vers la fontaine du village. Il s’arrêta près d’une jeune femme. Celle-ci avait une longue chevelure rousse ondulée et portait une robe blanche dont la ceinture dorée tombait dans l’eau parmi les poissons exotiques. Il en sortait de petits filaments blancs, comme par magie. Tandis qu’elle caressait Topaze avec délicatesse, Lancelot, qui courait toujours pour rattraper le galifeu, arriva brusquement devant elle :
- Bonjour, dit-elle, elle est vraiment adorable.
La jeune femme venait de lever la tête et Lancelot remarqua son teint clair et ses yeux d’un bleu profond et rare. Il tomba de suite sous son charme.
-Heu, bonjour. Je suis désolé, Topaze ne m’écoute pas vraiment, il n’en fait qu’à sa tête, dit Lancelot.
-Mais ce n’est pas grave voyons ! J’adore les galifeux et puis, elle est adorable !
-Merci, mais comment savez-vous que, c’est une femelle ?! s’étonna le jeune homme.
-Ma connaissance en créatures magiques m’étonne parfois. Je ne sais pas comment je le sais, c’est comme une évidence pour moi. En tout cas elle vous apprécie énormément.
-Je vois.
-Vous devez être Lancelot n’est-ce pas ?
-Oui, mais ! Et vous, qui êtes vous ? demanda sèchement le jeune homme.
-Je suis Dame Elena, annonça-t-elle.
-Enchanté. Mais c’est bien vous dont tout le monde parle ? Une très belle femme aux immenses pouvoirs qui...
-Oh, c’est en ces propos que l’on me décrit, coupa-t-elle. J’en suis flattée.
-Ca tombe très bien, je peux donc vous poser une question ?
-Oui, je suppose que vous pouvez aussi me tutoyer !! ria-t-elle. Je ne suis pas si vieille que cela !
-Ah heu, oui, donc puis-je te demander si…
-Attends ! coupa Elena, une fois encore. Pas ici, c’est trop dangereux. Viens, je connais un endroit où l’on sera plus en paix loin des oreilles indiscrètes.

Ils se levèrent et marchèrent vers une forêt. Après un petit moment de marche, ils arrivèrent, suivi de près par Topaze toute joyeuse, devant une cascade enchantée d’après une vieille légende locale.
-Tiens, voici la fameuse cascade. Il parait qu’elle serait hantée ! blagua Lancelot.
-Oh, non, elle est juste enchantée !
-D’accord…
Le jeune homme restait perplexe mais il se dit que ce n’était pas n’importe qui et se trouva honteux d’avoir pensé qu’elle était surement folle.
-Je dois savoir qui à tué mes parents, enchaina-t-il déterminé.
-Il a été dit que c’était un serviteur de Xéno mais je suis persuadée que c’est Xéno lui-même.
-Quoi ?! C’est, c’est impossible ! cria Lancelot. C’est son fichu dragon, j’en suis sur !
-Attends attends ! Je crois que tu te méprends. Certes Xéno possède un redoutable dragon, un dragon squelette plus exactement, mais, de un, il n’a rien fait, du moins à propos du meurtre de tes parents, et de deux, même si tu n’aimes pas les dragons, seul le dragon d’Argent peut le tuer.
-Ne me dis pas qu’il faut que je sympathise avec un dragon pour tuer un autre dragon ! Cela va en dehors de mes principes, je refuse ! Je l’achèverais moi-même, lui et Xéno, je vengerais ma famille !
-Ecoutes, essayes de te calmer. Je suis sure que tu as de bonnes raisons de t’en prendre à Xéno et je te comprends à cent pour cent. Mais le dragon, non, je suis navrée, ce n’est pas ton combat. Et le dragon d’Argent est bon, il figure le gardien de la muraille, porte entre les mondes. Il assure la fermeture du portail afin que jamais une créature du monde des enfers ne vienne ici. Il faut maintenir cet équilibre et c’est son rôle. Tu ne dois pas de haïr sur le simple fait que c’est un dragon ! assura Elena.
-D’accord j’ai compris, c’est un gentil reptile. Je peux donc lui demander de tuer le dragon de Xéno vu que c’est un méchant dragon qui sert un méchant…
-La encore non ! arrêta la jeune femme. Tu dois comprendre que tuer les dragons, mal ou bon, n’apporte que le déséquilibre de ce monde. Ombras ne sera tué par le dragon d’Argent qu’en cas d’extrême nécessité et c’est une requête que tu dois lui demander en personne, je ne joue pas les intermédiaires ! railla-t-elle. Et puis, c’est toujours « un service contre un autre ».
-Bon, je me passerais de son aide alors ! annonça Lancelot.
Il commença à partir mais Elena lui dit :
-Il se trouve dans les monts du Cristal. La Fleur du Destin doit retourner à son maitre, expliqua-t-elle, tu dois la retrouver c’est très important. Eternia court un grave danger ! Je ne peux venir avec toi mais Topaze t’aidera, prends garde surtout et ne fais confiance qu’à ton instinct !
Il se retourna pour lui répondre mais elle avait disparu. Il décida alors d’aller voir Anabelle avant d’entreprendre son long voyage vers les monts Cristals en premier lieu.

Sur le chemin vers Illas, Lancelot se posait une question sur la conversation qui venait d’avoir lieu. Tout d’abord, comment savait-elle qu’il haïssait les dragons et surtout, qu’il voulait les tuer. Plus important encore, comment savait-elle que la Fleur du Destin existait ? Ce n’est qu’une vieille légende ! Et par-dessus tout, pourquoi ce serait lui qui la retrouverait, surtout si cette quête était aussi dangereuse qu’elle le prédisait. Oui, cette femme était très bizarre et Lancelot décida se suivre ces conseils, ne faire confiance qu’à son instinct donc il ne ferait pas confiance à cette Dame Elena aussi belle soit elle.
Soudain les feuilles se mirent à bouger. Un orage allait bientôt éclater. Lancelot se retourna, scrutant les alentours sans faire de bruits, comme si il était observé. Il entendait la respiration de quelque chose qui se cachait. Puis, d’un coup, un ogre surgit de l’autre coté de la forêt, détournant son attention sur la chose qui le guettait. Il avait une redoutable massue ornée de pics en fer aussi tranchant que des couteaux. L’ogre était très grand, d’une fourrure noire, les oreilles pointue et surtout avec de grandes dents fines et tranchantes. De la bave sortait de sa gueule. Il rugit et Lancelot sortit son épée pour éviter l’arme du monstre qui s’abattait sur lui. Topaze, elle, commença à lancer des boules de feu contre leur agresseur. L’ancien guerrier en profita alors pour charger mais l’ogre l’aperçu, esquiva l’épée et lui dona un coup de point sur la tête. Ce dernier s’affala. Le galifeu se mit alors à hypnotiser le monstre le temps que son maitre se relève. A ce moment, l’ogre, ayant réussi à résister au pouvoir de Topaze, leva sa massue mais ne vit pas Lancelot debout qui fonçait sur lui, épée devant, pour la planter entre ses deux yeux. La créature poussa un hurlement déchirant de douleur, laissa tomber son arme à terre et s’écroula, mort. Lancelot lui alla s’occuper de Topaze qui était blessée à l’aile gauche.
Peu de temps après, un éclair aveuglant surgit et Elena apparut. Elle portait une robe noire cette fois là mais elle était coupée à l’épaule, signe d’un éventuel combat. En un instant sa blessure se soigna seule grâce à sa magie puis elle se tourna vers le couple :
-Bonjour. Désolée pour tout à l’heure mais j’avais une affaire urgente à régler, expliqua-t-elle.
-Oh ce n’est pas grave ! annonça Lancelot.
-Ciel ! Topaze est blessée !!
Elle se pencha et la soigna en ignorant Lancelot du regard mais l’écoutait avec grande attention :
-Que s’est-il passait ? poursuivit la magicienne.
-Rien, juste un ogre affamé qui nous a attaqués. D’ailleurs, j’ai mal à la tête, il m’a frappé avec une de ces forces ! rigola-t-il. C’est plutôt la personne qui nous espionnait qui m’inquiète !
-On vous espionnait ? Mais qui ? Pourquoi ? questionna la jeune femme. Il faut que je me renseigne sur cette histoire. A propos, tiens, voici pour toi.
Elena tendit à Lancelot une amulette :
-C’est une sorte de talisman, Philyra plus exactement, qui te protégera contre de la mauvaise magie. Il faut que tu la portes toujours sur toi.
-Merci pour tout. J’en prendrais grand soin.
-Ce n’est rien. Il faut que je rentre, encore des choses à faire. A bientôt Lancelot !
-Oui, à bientôt, fini le jeune homme sous le charme.
Puis elle disparu. Le rodeur en profita pour examiner d’un peu plus près cette amulette. Elle était argentée, grande de six centimètres environs, et se composait de formes emboitées symétriques et gracieuses, comme un grand « I » majuscule avec une sorte de « = » au milieu dont les extrémités étaient entouraient de deux losanges arrondis de chaque coté. Sur un des cotés, figurait d’inscrit en très petit « Philyra » et au dos, « sceau du dragon d’Argent ».
Le jeune homme résista à l’envie de le jeter à terre en voyant l’inscription au dos et fourra l’objet dans une doublure de son manteau afin d’en oublier l’existence. Lui et Topaze reprirent donc le chemin vers Illas.

Après quelques heures de marche, ils arrivèrent, au couché du soleil, devant le portail de la ville. Dehors, personne n’était visible, le village semblait désert, un calme anormal planait. Une fois rentrés, Lancelot vit les dégâts : la ville était en feu, Illas avait été attaquée. Il chercha les survivants, en vain, avec l’aide de Topaze, jusqu’à ce qu’un homme sorte d’un abri en courant vers lui :
-Lancelot ! hurla l’homme.
-Nocilus ? Que s’est-il passé ? Où sont les habitants ?
-Pars ! Ne reste pas ici ! Ils sont venus, ils, ils reviendront !
-Qui « ils » ?, demanda Lancelot.
-Les hommes de Xéno, ils ont enlevé Anabelle ! révéla le survivant.
-Quoi ? Non ! Il faut que je la retrouve !
-Je suis désolé. Tous le monde à été emmené de force, les plus résistants abattus, mais je suis sure que ta sœur était la cible principale. Ils étaient tellement nombreux et ont attaqué la nuit durant. Je dois partir, ils reviendront. Pars, n’essayes pas de jouer les héros, il faut prévenir les autres villages !
-Je, il faut que je sauve Anabelle, affirma le jeune homme en larmes.
Elena apparut. Elle se précipita vers Lancelot déboussolé :
-Lancelot ! Le monde est en danger, tu es le seul qui puisse le sauver ! Vas aux monts du Cristal, trouves le dragon d’Argent, il pourra t’aider à délivrer ta sœur !
Une lumière blanche l’aveugla et il se retrouva parmi les monts enneigés dans le froid, auprès de Topaze qui commença à tracer un message dans la neige : « Cristal »
-Ainsi nous sommes dans les monts du Cristal.
Au loin on entendit un cri à glacer le sang.

CHAPITRE 6

Une tempête de neige se déclencha et ils durent trouver un abri rapidement. Au loin, Lancelot aperçu un igloo qui avait l’air abandonné. Il s’en approcha, l’habitat était en effet vide. Le couple pu ainsi s’installer au chaud loin de la neige, du vent et du froid, Topaze ayant créé un feu au milieu de l’igloo tout en évitant qu’il ne fonde. Ils passèrent donc la nuit dedans.
Le lendemain matin, ils reprirent la marche pour voir au loin un village. La neige s’étalait à perte de vue d’une hauteur d’environ trois pieds et demie, ce qui était peu praticable. Il était très difficile d’avancer. Topaze eut donc la bonne idée de lancer des boules de feu devant leur chemin. La neige fondit alors sur le coup, laissant place à de l’herbe verte et gelée. Une fleur violette se fit voir. Lancelot s’en approcha :
-Tiens, c’est une Narssia. Je vais la prendre car séchée, c’est un excellent remède contre la maladie du froid Hiceir que l’on risque d’attraper rapidement si on reste là !!
Après l’avoir mise dans un sachet, ils rencontrèrent de nombreux personnages, assez bizarres, comme des rennes bleus, des hommes bleus aussi, d’un bleu froid, gelé qui lançaient des boules de glace avec leurs mains, ainsi qu’un bonhomme en pin d’épice haut de 7 pieds.
Lancelot observa le paysage qui l’entourait ; les maisons étaient recouvertes de neige éternelle, de celle qui ne fond pas, de nombreux sapins bordaient les allées, des guirlandes pendaient, brillantes, à chaque coin de rue, au dessus de chaque toit et porte de chaque maison.
Soudain la neige commença à tomber fortement. Topaze et son maître allèrent se réfugier dans un pub au coin de la rue qui était remplit de créatures aussi magiques qu’incroyables. Un homme-chauve-souris discutait avec une harpie, deux ogres comparaient la taille de leur massue, un vampire se faisait servir un verre remplit de sang par un homme-poisson. Puis cet homme-poisson, qui était le serveur du lieu, alla voir les nouveaux venus :
-Bonjour, annonça-t-il joyeusement, en s’adressant à Lancelot couvert de neige. Je vous sers quelque chose ?
-‘jour. Nous voulons un bol de lait-miel pour mon galifeu…
-Un galifeu ?! coupa le serveur émerveillé.
-Et une liqueur d’hydromel, continua-t-il sans faire attention à la remarque.
-Très bien, je vous apporte ça.
Tandis qu’il partait chercher la commande, Topaze et Lancelot se dirigèrent vers une table libre pour s’asseoir. Le serveur arriva alors, un plateau en main :
-Voila, pour le galifeu, et votre hydromel monsieur.
-Merci. Ca fera combien ?
-Une pépite d’or et quatre pépites de bronze s’il vous plait.
-Tenez, fini le rodeur.
A la vue du temps dehors, Lancelot décida qu’ils allaient rester sur place dans leur chambre et passèrent la nuit dans l’auberge du pub. La tempête fit rage toute la journée et toute la nuit durant.
Au levé du jour, ce qui faisait déjà cinq jours que Lancelot avait croisé le chemin du Conis, le jeune homme et Topaze sortirent à la recherche du dragon d’Argent. Dehors, le soleil brillait et aucun nuages n’étaient en vue ce qui était bon signe pour poursuivre leur aventure. Lancelot demanda son chemin à un Sorais, sorte de souris-homme géante :
-Bonjour, excusez-moi de vous déranger mais où puis-je trouver le dragon d’Argent ?
-Le dra, le dragon ? couina la créature, Il vit dans une grotte de glace à une vingtaine de lieux d’ici vers le nord. Mais prenez garde car personne n’en ai jamais revenu, avoua-t-elle tout en tremblant.
-Merci, bonne journée à vous !
Ils arrivèrent au milieu de bloc de glaces après une heure de marche. Lancelot se tourna pour retrouver leur chemin d’arrivée mais il ne le reconnu pas, ils semblaient perdus.
Soudain, brisant le silence, il y eu un grognement et le glacier à la droite de Topaze s’écroula. Le jeune homme se demandait ce qu’il se passait, se doutant d’une chose : c’est en se perdant que l’on trouve le chemin cherché. Un autre bruit, moins fort que le précédant retentit. Lancelot, intrigué par la nature du monstre, se dirigea vers la provenance du cri. Suivit par le galifeu, il s’arrêta devant un mur de glace, assez épais, dont Topaze entrepris d’essayer de le fondre en envoyant des boules de feu contre sa paroi, en vain, afin de libérer le passage. Tout d’un coup, un serpent géant surgit de la glace, à quelques mètres de Topaze qui, apeurée, alla se réfugier derrière son maitre. Ce dernier sortit son épée et la pointa vers le monstre. La mâchoire du reptile fondit sur Lancelot qui l’esquiva facilement. Le serpent était trop rapide pour que le rodeur puisse lui transpercer les yeux afin de le tuer. Le temps s’écoula et Lancelot pu sortir vainqueur de ce combat, grâce à Topaze qui servait de diversion involontaire.
Le mur de glace, qui bloquait le passage, s’ouvrit alors pour laisser place à une grotte dont l’existence était insoupçonnable. Elle était en glace et les murs brillaient sous le contact des rayons du soleil. Lancelot entra prudemment, suivit de près par Topaze et vit un dragon, aussi scintillant que les étoiles, couleur argent, d’un argent très pur dont l’éclat aveuglait autant que le soleil lui-même. Le reptile très majestueux se leva en l’air en formant une sorte de S puis s’approcha de l’intrus. Une lumière jaune et vive surgit, aveuglant Lancelot et le galifeu qui poussa un cri de peur. La lumière se dissipa et le dragon parla :
-Bonjour Lancelot. J’ai beaucoup entendu parler de toi mais, vois-tu, je ne m’attendais pas à te voir de si tôt, ni à tuer mon plus fidèle serviteur…
Lancelot ne répondit pas, le dragon continua :
-Tu as tué Sergon par haine des dragons car tu pensais que c’était cet être qui avait tué tes parents. Mais ce n’est pas sage, surtout pour quelqu’un comme toi.
-Je, cela ne vous regarde pas. Vous êtes… ?
-Je suis bien le Dragon d’Argent si c’est de cela que tu doutes. A moins que ce ne soit à propos de ton aversion à notre espèce ? demanda-t-il calmement.
-C’est donc de vous dont me parlait Elena, se souvint-il. Et non, je n’ai aucun doute envers le comportement que je dois adopter envers ceux de votre espèce comme vous dites !
-Je vois que tu as fait l’heureuse rencontre de Dame Elena, une jeune femme particulièrement remarquable. Et aussi que tu as fort caractère, j’espère que tu changeras vite d’avis sur notre sort ! Mais tu n’es pas la pour parler d’Elena et de tes convictions n’est-pas ? remarqua le gardien.
-Non, en effet. On m’a dit que seul vous pouviez tuer le Dragon Noir ? Et bien entendu, je dois aller libérer Anabelle qui s’est fait enlever par le maitre de cette ignoble créature !
-C’est vrai, j’ai le pouvoir de le tuer, mais je n’y compte pas. Pour Anabelle, tu ne peux rien pour elle pour le moment. Ta tache à venir est bien plus importante et primordiale !
-Pardon ? Je viens vous voir pour m’aider et vous me dites que je ne peux pas chercher ma sœur captive ?! C’est hors de question ! s’emporta le jeune homme.
-Je ne le tuerais pas de toute façon, du moins pas pour l’instant, les axes ne prévoient pas les choses ainsi, le moment n’est pas venu. Il faut avant tout que tu…
- Que je quoi ? demanda Lancelot enfin intéressé.
- Il faut que tu retrouve et me remettes la Fleur du Destin avant que Xéno ne la retrouve.
- Oui, bien, c’était dans mes projets mais pas en priorité ! avoua-t-il.
- Et bien ce sera ta seule priorité pour l’instant !
- Je dois retrouver et surtout tuer…commença Lancelot.
- Ecoutes. Ta destinée est bien de tuer Xéno, pas le Dragon Noir car c’est mon affaire, mais si tu essayes d’éliminer le roi Noir pour la mauvaise raison, c’est toi qu’il tuera ! Ce n’est pas pour venger ta famille que tu dois accomplir ce geste horrible. C’est pour le salut de tout un monde, de milliers de générations à venir, de la survie du Bien en ce monde et surtout afin d’éviter le retour du Mal et d’une terrible époque, qui jadis a faillit mettre un terme à tout ce que nous connaissons aujourd’hui ! Comprends-tu cela ? révéla le Dragon, la mine sombre.
- Oui, je comprends tout à fait. Je n’imaginais pas les choses ainsi, c’est tout. Je suppose que vous ne pouvez pas récupérer la Fleur vous-même ? risqua le jeune homme.
- Non, c’est juste. Je ne peux quitter cet endroit.
- Donc, je retrouve le médaillon qui, après tout, n’est qu’une légende, je vous la remets, puis vous tuerez le Dragon noir et moi combattrais Xéno puis délivrerais Anabelle ? Mais s’il la tue avant ? gronda-t-il.
- N’ai pas peur, il ne le fera pas, il a besoin d’elle. Le temps qu’il comprenne, tu l’auras sauvé ! Et détrompes-toi, la Fleur existe !
- De quoi ? Non, rien. J’espère que vous avez raison. Ecoutez, je suis désolé pour votre serviteur, avoua Lancelot dont les remords s’emplissaient à grande vitesse.
- Oui, je comprends. Mais vois-tu, ce n’était pas vraiment un Dragon, il est né d’un dragon et d’un serpent légendaire très rare de nos jours. D’où son nom, SER et GON.
- Il n’y a aucuns moyens de le…
- Non. Et même si c’était le cas, il a déjà était vaincu !
Le Dragon d’Argent s’éloigna de Lancelot vers une boite de glace, comme taillée dedans. Sans la moindre parole, il l’ouvrit et en sortit un médaillon attaché à une chaine qu’il accrocha à son cou par magie. De petites étincelles argentées apparurent tandis qu’il prononçait une formule, face à Lancelot. Le sol trembla, des pics de glaces se décrochèrent de la paroi et tombèrent puis un œuf apparut entre le noble Dragon et le guerrier, étonné.
L’œuf était d’un bleu très sombre et légèrement gelé. Il se brisa et une sorte de reptile ailé, doté de quatre pattes, les yeux clos, en sortis. Ensuite, ce fus comme si le temps s’accélérait et la chose difforme se transforma en un somptueux dragon bleu électrique aux ailes redoutables et aux griffes impressionnantes. Il renifla, laissant s’échapper de la fumée de ses narines, cligna des yeux et s’agenouilla face à son maître.
Lancelot, lui, restait émerveillé par la magie du Gardien de la Muraille, tant elle était belle et puissante, Gardien qui avait réussit à faire grandir un bébé dragon en quelques secondes, aussi facilement que l’on cueille un brin d’herbe.
Le nouveau venu s’exprima :
- Maître, je suis fin prêt à vous servir.
- J’en suis heureux. Tu répondras au nom de « Inchao ». Puisses-tu m’apporter bravoure, fidélité, force et efficacité comme il se doit. Va prendre la place qui est la tienne désormais à l’entrée, mon ami.
- Ne craignez rien, je vous servirais jusqu'à ma mort, promis le dragon fier de sa place.
Il disparu ainsi et le Dragon, satisfait, reprit :
- Vas trouver la Fleur du Destin je t’en prie, tu as du temps mais il est compté ! Commences par la bibliothèque de Trynus, il y a un vieil ouvrage qui fait part d’un extrait de parchemin à son sujet. Demande à l’antiquaire si besoin. Ah et, n’oublis pas que l’attention sur la vie peut rendre un service inimaginable lors d’une quelconque recherche, penses-y. Je te fais confiance. Prends bien soin de toi, mon ami !
- Merci pour tout. A bientôt je suppose.
- Oui, à très bientôt, finit le Dragon.
De la brume apparut, Lancelot et Topaze, qui n’avait pas bougé depuis le début, perdirent connaissance…


à suivre...
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Mar 11 Mai 2010 - 16:44

j'ai une petite question ..;
c'est une fanfiction, mais je ne connais pas ton "modèle" (eh oui moi à par les petits poneys, tout le reste est trop vieux pour moi), peux tu m'expliquer quels sont les points communs ?
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Mar 11 Mai 2010 - 18:23

Heu, je ne comprends pas trop ta question...
Désolée ! Embarassed
Tu veux les points communs de quoi avec quoi ?

EDIT: tu parles peut être d'où me vient cette histoire, de quoi je me suis inspirée ? Si c'est le cas, ba...Je sais pas trop, c'est inconscient, déjà les personnages sont inspirés d'images trouvées de personnages de films, Lancelot= Aragorn, Elena= paige (dans Charmed), Xéno=acteur pris au hasard de meme que Anabelle. Pour les décors, un peu le Seigneur des Anneaux je pense, les créatures, un peu partout, les dragons, ça me fait penser à Eragon, l'histoire en elle meme de moi je pense, avec quelques trucs par-ci par-la (Pirates des Caraibes, Seigneur Anneaux...).
Je copie pas, je m'inspire, consciamment ou non, surtout que ce genre de film, je les connais très bien !!
Puis pour les noms de villes, imagination, en fait j'ai réalisé sur une feuille une sorte de carte avec les décors, les villages; les forêts et tout !
Je vais la scanner et la mettre si tu veux! Pareil pour Topaze, elle vient d'un dessin que j'ai fait, pareil le Dragon d'Argent.
Voila !
Si c'était pas ça ta question, dis le moi ! Merci, désolée du roman... Embarassed
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Mar 11 Mai 2010 - 20:55

ok je pensais que tu t'inspirais d'un univers précis comme Eternia c'est Shera et compagnie je pensais que ça pouvait venir de là
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Mer 12 Mai 2010 - 9:14

Non pas du tout ! Je savais meme pas que ça venait d'un univers connu, je connais pas du tout Shera ni rien... lol!
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Jeu 13 Mai 2010 - 11:00

La suite avec deux petits chapitres:

CHAPITRE 7

Schard sortit de sa cellule humide et délabrée car son maître désirait lui parler au plus vite. Une fois arrivé devant l’antre de Xéno, celui-ci l’autorisa à entrer :
- Vous vouliez me voir maître ? demanda le chevalier en s’agenouillant.
- Oui, c’est à propos de ta mission. J’ai vu que notre cible allait se trouver très prochainement dans la forêt de Wallen, annonça le mage.
- Bien mon seigneur. Que dois-je faire ?
- Vas les surveiller voyons ! Tu seras mon fidèle espion ainsi ! Voici une pierre qui te permettra d’aller et venir en la touchant et visualisant la destination voulue dans ta tête.
- Je vous remercie, Votre Seigneurie.
Schard pris l’offrande désignée, un large sourire sur les lèvres, fier de la confiance que lui accordait son maître.
- Faites attention, prévint Xéno. Lancelot est très courageux, ne me déçois pas !
- Bien, n’ayez crainte. J’ai entendu dire qu’un certain commerçant détenait une information importante pour votre ennemi. Je…
- Oui, tue le avant que le guerrier ne lui parle ! Mais fait en sorte qu’il voit son ami mourir, en signe d’avertissement ! N’élimine surtout pas encore Lancelot, j’ai besoin de lui, il va faire une partie du boulot à ma place sans le savoir, et c’est très bien !! Ahahaha !
Tandis que Xéno se frottait les mains en signe de satisfaction personnelle, Schard sortit en manipulant la pierre comme indiqué pour arriver au beau milieu de la forêt de Wallen.

A ce moment là, bien loin des Monts Obscures, Elena décida de se rendre à la cascade où elle avait parlé avec Lancelot quelques jours auparavant. Elle savait qu’il avait rencontré le Dragon d’Argent, comme si elle était connectée à lui. Car elle avait maintenant conscience de ressentir quelque chose de bizarre en compagnie de ce dernier. Ils ne se connaissaient que depuis peu mais c’était comme si elle l’avait toujours connu, comme si ils avaient toujours vécu ensemble dans leurs autres vies. Son cœur battait vite, elle transpirait, rougissait rien qu’en entendant son nom, son visage s’enflammait et ses mains tremblaient. Ses signes trahissaient ses pensées : elle était amoureuse. Mais lui, l’aimait-il ? Cette question lui parvenait souvent, un peu trop même, dans sa tête. Cela commençait à l’effrayer.
Le Dragon d’Argent allait envoyer Lancelot d’une minute à l’autre. Elle chassa ces pensées délicates et se dirigea vers la cascade afin de se rafraichir un peu.

CHAPITRE 8

Lancelot se réveilla subitement auprès de Topaze qui dormait encore. Il entendait l’eau couler doucement et sentait une brise fraiche mais agréable lui ébouriffer les cheveux. Un chant magnifique vint alors faire renaître joie et gaité dans ce monde, pauvre et triste, qui se propageait désormais dans tout Eternia. Le rodeur reconnu aussitôt le lieu où ils avaient atterrit : la forêt de Wallen. Forêt où, cinq jours auparavant, il avait discuté avec Elena. Le jeune homme se leva, se retourna et aperçu Elena près de la cascade enchantée. Il vit qu’elle portait une magnifique robe rouge, en soie très probablement. Il remarqua même qu’une bretelle en perle de sa robe tombait délicatement sur l’épaule pâle de la jeune femme. Lorsqu’Elena le vit, elle lui sourit en rougissant légèrement et Lancelot s’approcha d’elle. Il arriva à prononcer quelques paroles :
- Bonjour, comment vas-tu ? (Bzz, bzz bzz)
- Bonjour ! Je vais bien, merci. Et toi ? demanda-t-elle en s’approchant de lui doucement.
- Comment suis-je arrivé là ? (bzz, bzz)
- Je ne sais pas, réfléchit Elena. C’est inquiétant d’ailleurs…Non, c’est l’œuvre du Dragon d’Argent bien évidement ! avoua-t-elle !
Bzz, bzz
Ils allèrent près d’un arbre à l’ombre et, d’un coup, Lancelot sortit son épée, la pointa vers Elena, leva son arme au-dessus de la jeune femme et tua un énorme taon qui la suivait. Ce dernier, bestiole très venimeuse, s’était posé sur l’arbre, à coté des cheveux d’Elena, près à agir.
- Ah merci beaucoup !! remercia Elena soulagée.
Soudain elle murmura une phrase incompréhensible, d’une voix très bizarre comme si elle était en transe : « Tobi titozikatu gika gizibadako du ziba da zidu bukuko Elenka ! »
Lancelot, qui avait reconnu cette langue morte, nota la phrase sur un bout de parchemin :
- Pourquoi as-tu dit ça ? Tout va bien ? demanda-t-il, inquiet.
Elle sembla reprendre conscience et continua :
- Je disais que le taon devait me suivre !
- Et après ?
- Heu, après, rien ! Tu me fais peur, que se passe-t-il ? questionna Elena prise de panique.
- Non, rien, ne t’inquiète pas, ce n’est pas important, assura le jeune homme.

Lancelot fut soudain submergé d’une douce chaleur. Ce fut comme si il avait perdu tout contrôle de son corps car, inconsciemment, il se rapprochait doucement d’Elena qui ne remarqua rien. Ses joues lui brulaient. Il ferma les yeux et l’embrassa. Il ne reprit le contrôle de son corps qu’à ce moment là mais elle ne le repoussa pas, au contraire. Il arrêta et recula un peu :
- Je suis désolé.
- Non, j’en avais envie aussi.
Sur ce, Elena se rapprocha de lui pour l’embrasser de nouveau, d’une façon unique, qui lui confirma ce qu’il éprouvait pour elle et ce qu’elle ressentait surement en ce moment même : Je l’aime.
Après avoir déjeuné au village, ils retournèrent à la cascade pour se baigner cette fois-ci, au plus grand bonheur de Topaze qui était en pleine forme après avoir dormi. Le galifeu courra alors en direction du point d’eau et sauta, éclaboussant les alentours.
- Du calme Topaze ! fit son maître.
Ils passèrent l’après-midi à se baigner pour finir allongés sur la pelouse verte. Lancelot n’en revenait pas de n’avoir le Dragon d’Argent que le matin même. A la tombée de la nuit, Elena fit apparaître un panier chargé de nourriture venant de chez elle ainsi qu’une couverture. Lancelot entreprit alors de faire des sandwiches puis, après avoir mangé, ils regardèrent les étoiles pendant que Topaze dormait, encore.
- Je voulais savoir d’où tu venais ? Je viens de Wallen moi. Je ne sais pas grand-chose de toi finalement, avoua Elena.
- Je suis naît à Grisus mais j’habite à Wallen. Ce n’est pas à coté !
- Grr. D’a, d’accord ! arriva à articuler Elena prise de frissons.
- Tiens !
Le jeune homme lui tendit sa cape puis la serra dans ses bras pour la réchauffer. Topaze, qui avait perçu ce qu’il ce passait, se leva et cracha un jet de feu sur une branche d’arbre non loin du couple. Elena rajouta du bois par magie et l’atmosphère alentour se réchauffa. Lancelot prit délicatement Elena qui ne frissonnait plus par le menton, et l’embrassa longuement. Elle lui défit alors sa chemise, tout en le caressant, laissant voir son beau torse musclé. Ils se regardèrent tendrement dans les yeux et il la dévêtit de sa longue robe rouge. Le vent soufflait doucement, sans éteindre le feu pour autant, sur la poitrine de la jeune femme tandis que son amant se débarrassait de son pantalon et de ses bottes. Ses armes étaient dans l’herbe froide un peu plus loin. Lancelot embrassa la main puis le bras jusqu’au cou et enfin la bouche d’Elena. Il prit Elena par la taille et s’étendit sur elle. Allongé l’un contre l’autre, le couple continuait de s’embrasser, les jambes enroulées entre elles, cœur contre poitrine, et main dans la main. La douce couverture les recouvrait du froid.
A cet instant, Lancelot su qu’ils étaient fait l’un pour l’autre : il l’aimait de tout son corps et de tout son cœur et jamais il ne la quitterait.

Dans les arbres, regardant les amants s’avouer leur amour, une ombre se retira du lieu, sortit de sa poche une pierre rouge vive. Son armure étincelait à la lueur de la lune, armure de fer au symbole reconnaissable en son centre. L’homme, satisfait, fut alors transporté devant un château en pierres sombres. A l’entrée du haut portail noir, deux gardes l’interpellèrent :
- Et toi, on ne passe pas !! ordonna l’un.
Une fois le capuchon baissé, les gardes laissèrent passer l’individu qui se dépêcha aux cotés de Xéno afin de lui révéler le compte-rendu de son enquête :
- Ah, Schard ! As-tu de bonnes nouvelles à me communiquer ?
- Oui, seigneur. Lancelot était en compagnie d’une jolie femme rousse, ils avaient l’air de bien s’entendre. Ils sont amants. J’ai également aperçu une créature avec eux mais qui est inoffensive.
- Bien, parfait ! Continue ainsi. Freuz est en chemin avec Anabelle. Tu peux disposer, ordonna Xéno, ravi des informations recueillies.
- Au revoir.
Schard partit après avoir de nouveau salué son maître.

Dans la forêt de Wallen, dont les arbres et les fleurs avaient une teinte bizarre, signe d’une union puissante et récente, Topaze se réveilla. C’était l’aube, les rayons commençaient à illuminer au travers les arbres le sol fait d’herbe et de fleurs sauvages. Le galifeu chassa un peu puis alla se rafraichir un peu dans la cascade avant de courir après un lapin et de voler au coté d’un oiseau. Puis, elle retourna se recoucher, fatiguée par les efforts fournis.
Le lendemain matin, Lancelot n’étant pas là mais surement dans la cascade, Elena alla le rejoindre dans l’eau. Un homme apparut alors de la forêt, une épée à la main. Il était vert, les cheveux noirs en bataille allaient avec son front ridé et ses deux crocs, trahissant sa véritable nature. Car depuis la période où le Mal gouvernait, les vampires avaient grandis en pouvoir et désormais, ils ne craignaient plus le soleil. Ils étaient bien plus résistants qu’autrefois et seul l’argent avait de l’effet sur eux, au lieu de l’habituelle eau bénite ou pieu. Lancelot, lui, discutant avec Elena, ne le vit pas :
- Où sont tes parents ? demanda le jeune homme curieux.
- Ils sont à Wallen. Je crois, enfin mon père en tout cas y est.
- Que ce passe-t-il ? Ca ne va pas ?
Elena restait bouche bée car Lancelot, qui été dos au vampire soudainement apparut, ne le voyait pas :
- Derrière toi !! hurla-t-elle terrifiée.

Il se retourna et le vampire frappa. Le jeune rodeur l’évita de justesse :
- Qui es-tu ? demanda Lancelot entre deux coups d’épée évités.
- Morbilus. Et toi, chose infecte puante, rends moi ma créature ! Tu me l’as volé, tu n’as aucun droit dessus, je l’ai eu en toute légalité ! C’était mon repas !
- Quoi ? Topaze, achetée pour la manger ? ricana le jeune homme.
- Tu vas mourir pour ce délit ! Ta copine est très appétissante, elle sent très bon et elle m’a l’air succulente. Je vais la goûter un peu et la saigner à petit feu sous tes yeux impuissants !
- Non ! Jamais !!
Topaze intervint en lançant une boule de feu mais loupa la créature de très peu. Elle essaya encore, tandis que son maître esquivait tant bien que mal l’arme de son adversaire, ne pouvant atteindre ses propres armes. Cette fois ci sa cible fut atteinte, elle toucha le vampire en plein cœur. Ce dernier s’écroula avant de tomber en cendres sous des cris de douleurs.
- Bien joué Topaze ! Merci ! Mais comment a-t-elle pu le tuer ? Les vampires craignent le feu et pas le soleil ? demanda Lancelot perplexe mais ravi de leur victoire.
- Oh, non, ils arrivent à résister au feu mais vois-tu, Topaze est une créature surnaturelle et ses pouvoirs aussi. Son feu est très particulier et donc très puissant. Peu de créatures sont aussi fortes que les galifeux, tu as de la chance Lancelot, au lieu de te tuer, elle t’a adopté ! révéla Elena. C’est très bien Topaze, tu es merveilleuse, annonça-t-elle à la petite victorieuse.
- J’ai passé une très bonne nuit, dit le rodeur.
- Oui, moi aussi, acquiesça Elena.
Ils se regardèrent avec pleins d’amour dans les yeux et la jeune femme rougit. Topaze arriva, toute heureuse.
- Il faut partir, annonça enfin Lancelot. Plus vite j’aurais trouvé la Fleur, plus vite j’irais sauver Anabelle.
- Soit prudent surtout ! Topaze, veille bien sur lui.
- Toi aussi, mon amour. Je t’aime.
Lancelot l’embrassa et Elena disparu, anxieuse. Puis, accompagné de Topaze, ils partirent vers le prochain village à la recherche du talisman, pour arriver à Trynus.

Elena arriva dans un village du nom de Wallen pour parler à quelqu’un. Une fois qu’elle trouva la personne recherchée, elle lui fit signe et, aux cotés de la personne, elle alla dans un endroit tranquille, un chemin qui longeait les champs, pour parler librement :
- Je crois que j’ai fait quelque chose de terrible. Je n’aurais jamais du faire ça ! Mais je l’aime, avoua la jeune femme.
- Je comprends ce que tu ressens, annonça la personne. Tu te sens perdue car tu crains que cela ne finisse mal et tu as peur de le détourner de son chemin.
- Oui, je ne sais plus quoi faire.
- Ecoute ton cœur ! Il te conseillera au mieux.
- Mais…Le soucis, c’est que je sais très bien le prix à payer, et j’ai peur de ne pas agir pour le mieux.
- Ne t’inquiète pas, je suis sure que tu feras ce qui est juste, ne doute jamais de toi Elena.
- Merci ! Je me sens bizarre, j’ai chaud.
- Ca s’appelle l’amour !
- Non, ce n’est pas ça, j’ai chaud la tout de suite, je me sens mal. J’ai dû attraper froid à la cascade…, dit Elena perplexe.
- Tu ferais mieux de rentrer chez toi, te reposer un peu et, aviser pour la suite, fini la personne.
- Merci infiniment !

Sur ces mots, Elena serra la personne dans ses bras et disparu, soulagée.

à suivre... flower


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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Lun 31 Mai 2010 - 20:21

La suite...

CHAPITRE 9

Xéno siégeait sur son trône du mal, alors qu’Ombras son dragon mangeait des asticots et de grosses araignées avant de s’attaquer à un ou deux esclaves.
Le mage noir contemplait son bâton magique, un serpent de bronze aux deux cornes pointues recouvert d’une coque en métal de protection. Une petite boule ambrée se situait entre la tête et l’armure du serpent : elle était la source du pouvoir de Xéno, mais restait intouchable.
Xéno fit un geste avec son bâton et une image apparu sous ses yeux, flottant dans l’air, celle d’Anabelle attachée sur un cheval, derrière un homme en cape noir, le serviteur Freuz de Xéno. Il la contempla longuement jusqu’à ce qu’un serviteur surgisse du mur d’en face :
- Maître, pardonnez mon intrusion mais la sal… heu, la merveilleuse Anabelle approche du royaume, avoua Schard en s’excusant, redoutant comme bien d’autres la colère de Xéno.
- Je sais. Mais merci quand même. Et dans le futur, pense à FRAPPER avant !! rugit le mage, rouge de colère.
- Oui, oui mon seigneur, s’empressa de rajouter Schard avant de se volatiliser de peur.
Xéno envoya Ombras surveiller les entrainements habituels qui avaient lieux chaque jour, entre les hommes, tandis que les autres créatures dormaient avant de prendre la relève la nuit. Puis quelqu’un frappa à la porte de pierres noires :
- Entrez Corriane, soyez la bienvenue ma mie, murmura le magicien avec douceur et avidité.

Une femme vêtu de cuire rouge très moulant et très court entra. Ses longs cheveux bruns aux reflets dorés atteignaient délicatement son bassin, aux formes généreuses et bien proportionnées. Le maître maléfique invoqua un lit moelleux et s’allongea dessus, après avoir ôté son armure et sa cape couleur sang tandis que son bâton tenait seul, debout. Le dos de ce dernier laissait apparaître nombreuses cicatrices et brûlures, signes de diverses batailles et plaisirs particuliers. Corriane lui fit alors un massage spécial, non pas avec ses mains mais à l’aide de ses griffes inhumaines. Du sang coulait le long de son omoplate. Xéno se retourna alors brusquement et enfouit sa tête dans la poitrine de la masseuse hors pair qui se laissa faire. Après cet échange de courte durée mais très apprécié par Xéno, celui-ci annonça :
- Bien, tu peux partir maintenant. Voici ta récompense pour tes services rendus cette année.
Il lui jeta dans les mains une pierre rouge vive, comme la lave, et la masseuse disparu, satisfaite. Le sorcier poussa un long cri perçant et Ombras atterrit sur son coussin. Ils discutèrent dans une langue inconnue, bizarre, incompréhensible :
- Ombras, où se trouve Anabelle ? siffla-t-il.
- Elle est ici ! murmura Ombras.
- Bien. Tu peux partir. Il y a un esclave en fin de vie, il est pour toi si tu veux !
Ombras s’en alla tandis que le mage noir ouvrait la porte pour accueillir la jeune femme, captive, dans un état lamentable :
- Sois la bienvenue dans mon humble demeure.
- Vous me dégoutez !! cracha Anabelle, sous les larmes.
- Oh, voyons. Tu es pourtant si jolie ! Une bonne jeune fille comme toi se doit d’être plus polie, affirma-t-il, un soupçon menaçant.
- Vous n’êtes rien d’autre qu’un horrible bonhomme ! Je vous haie ! hurla-t-elle.
- Allons, un peu de tenue. Mets ça, ta robe est tellement…hm, inappropriée !
Il lui tendit une robe d’un noir profond, longue et gracieuse.
- Jamais ! refusa Anabelle, sans imaginer les conséquences de son refus.
- Tu refuses ?! Crois-tu être en mesure de négocier ? ricana Xéno. Tu te trompes lourdement !
Il prononça une incantation et une cage apparut. Xéno attrapa la jeune femme par le bras et la jeta dedans violement puis lui lança la robe.
- Tu resteras ici aussi longtemps qu’il le faudra pour que tu changes de comportement, ma beauté. Enfiles ça ! De toute façon, tu n’as pas le choix !!
Il sortit de sa chambre, laissant seule Anabelle qui éclata en sanglots :
- Qu’ai-je fais pour mériter cela !? Pourquoi ? Que me veut-il ?

Savourant ses actes, Xéno continua son chemin après avoir entendu les murmures de sa prisonnière. Jamais il n’avait été aussi près du but, dans très peu de temps, il le savait, il détiendrait le pouvoir entre ses mains. Il devait juste patienter encore un peu. Arrivé en bas, le mage se dirigea vers les cachots où son serviteur Freuz montait la garde. Il s’adressa à lui :
- Te voila ! J’ai une mission très importante à te confier !
- Oui maître, tout ce qui vous fera plaisir, annonça l’homme en s’agenouillant face à son souverain.
- Bien. Tu vas allez dans la tour Est, il y a les vestiges d’une antique bibliothèque, révéla le mage satisfait de la tête apeurée et étonnée que Freuz faisait face à son discours. Cherche le grimoire rouge de magie portant le signe Tdzo, et au milieu, il y a une incantation. Tu la réaliseras, avec l’aide du vieux fou qui garde l’entrée de la bibliothèque si besoin mais il faut que tout soit parfaitement réussi, c’est bien compris ?!
- Oui, tout à fait. Mais, pour quoi dois-je faire cela ? risqua le serviteur.
- Tu le sauras en lisant la formule, tu auras aussi besoin du sang de la personne, mais je suis sure qu’elle ne posera aucuns problèmes, finit le mage noir en s’en allant vers les profondeurs de son manoir.




CHAPITRE 10

Le jour suivant, vers midi, après avoir dormi sur une couverture et chasser pour manger un peu, Lancelot marchait en compagnie de Topaze qui ne pensait qu’à une seule chose : manger. Avant d’arriver à Trynus, il fallait traverser un lac, qui se dessina peu à peu devant eux.
Le brouillard était épais en ce jour et une ombre fantomatique se laissait voir aux abords du lac. Ce lac était particulier car il était petit, mais très large, peu profond aux bords et pouvant aller jusqu’à vingt pieds de profondeur en son centre. Il abritait diverses créatures comme le peuple des sirènes aux longues chevelures argentées, des raquinium, sortes de gros poissons aux nombreuses nageoires et dangereux prédateurs mais aussi des poissons multicolores et des milliers de sangsues.
Lorsque Lancelot parvint à distinguer l’ombre, il l’observa avec attention jusqu’à ce que le brouillard se lève peu de temps après. Une femme en longue robe blanche et marron apparut, une épée en main. Elle les remarqua très rapidement car elle s’approchait d’eux :
- Bonjour. Je me nomme Eliane et vous, noble chevalier ? révéla-t-elle.
- Je...je suis Lancelot. Et voici Topaze, mon galifeu.
En entendant son nom, cette dernière alla se réfugier derrière son maître.
- Un galifeu dites-vous ? commenta la jeune inconnue étonnée.
Puis ils continuèrent à parler tandis que Topaze, rassurée, mangeait des baies dans les buissons. Le rodeur ne cessait d’observer Eliane, d’une beauté légèrement familière. Elle avait de longs cheveux ondulés blonds, une bouche fine et délicate, un regard sombre et mystérieux qu’il connaissait bien et de beaux yeux d’un bleu rare et profond. Lancelot la trouvait très charmante et séduisante.
- Quel âge avez-vous si je puis me permettre ? demanda Lancelot anxieux.
- Oh, permettez-vous ! J’ai 48 ans mais je possède certains dons qui permettent le retard de ma vieillesse, mais non mon âge malheureusement ! Et vous ?
- Moi ? Heu, j’ai 34 ans, avoua-t-il à la fois gêné et surpris car il ne s’attendait pas qu’Eliane lui demande.
- Je vois. Ai-je satisfait votre curiosité ? De toute façon, je dois partir, mon mari m’attend et il faut à tout prix que je retrouve ma fille.
- Votre fille ? Vous ?
- Oui, j’ai eu la chance d’avoir une merveilleuse petite fille !! Elle s’appelle Elena et tient beaucoup de son père ! Enfin, je ne dis pas que le roux ne lui va pas, elle a hérité de mes dons, mais physiquement…
- Oh !! Vous êtes la mère d’Elena ! annonça-t-il, comprenant enfin, mal à l’aise de son mépris.
- Oui. C’est ce que je viens de dire. Vous la connaissez ?
- Je…
- Oh, désolée, je dois vraiment filer, coupa-t-elle. A bientôt !
Sur ce, elle partit vers le sud, à l’opposée du lac et disparu parmi la végétation.
A la fois confus et surpris, Lancelot monta avec Topaze dans l’unique barque de ce coté-ci du lac et se dirigèrent vers la rive opposée. La traversée dura plusieurs heures. Après avoir ramé longuement et éviter quelques créatures aquatiques, le rodeur accosta sur la rive. Topaze et son maître descendirent pour arriver devant un petit écriteau, annonçant le nom de la ville : Trynus .

à suivre...


Dernière édition par louporque le Mar 29 Juin 2010 - 8:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Lun 31 Mai 2010 - 20:36

j'ai du retard ...
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Lun 31 Mai 2010 - 21:11

lol!
Pas grave hein !!
Ca faisait longtemps que j'avais pas mis la suite...
On en est à un peu moins de la moitié!
Je raconterais dans un long résumé le tome 2 et 3 pour ceux qui veulent !
Merci en tout cas de lire ! ^^
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Jeu 10 Juin 2010 - 9:09

La suite !! cheers

CHAPITRE 11

L’homme à la cape verte suivit de Topaze entra dans la ville, la sacoche vide. Ils se dirigèrent vers une maison recouverte de feuilles et de fleurs. Lancelot entra en s’adressant au vendeur :
- Bonjour. Je voudrais échanger ceci contre de l’argent.
Il tendit une carte, en peau d’agnis datant de 100 ans, carte rare représentant la région, au vendeur qui l’examina et répondit, un œil sous une loupe :
- Bien, je peux vous en offrir 20 pépites d’or, pas plus, annonça l’expert.
- C’est parfait, merci beaucoup ! Bonne journée, finit Lancelot après avoir rangé l’argent reçu.
En sortant, il croisa diverses créatures comme des harpies humanisées, des elfes, lutins et quelques rares hommes. Puis il alla vers la maison d’hôte en face accompagné de Topaze. Le rodeur passant la porte et demanda à l’accueil :
- Bonjour monsieur ? Je voudrais une chambre pour deux nuits, s’il vous plait.
- Bonjourné, vous vouléz uné chambré por…commença l’aubergiste.
- Pour deux personnes oui.
- Biéné. Jé peux vo proposer celle numéro 28 o deuxième étaje ! Voici les clés, sé séra 10 pépitès de oro ét 8 dé bronzé ! Por 4 dé plusé, vo avez droité à un pétité déjeunès vers dix horos demin ! annonça fièrement l’homme à l’accent peu commun.
- Non merci, je m’occupe du petit déjeuner !
Il lui tendit la somme nécessaire et alla dans sa chambre où l’attendait déjà Topaze, après avoir salué l’aubergiste et récupéré la clef. Puis il ouvrit la porte, entra, la verrouilla, inspecta rapidement la chambre et s’assis sur le fauteuil. Après avoir bu un verre d’eau, ainsi que Topaze, il regarda le cadran solaire qui affichait déjà 18h30. Puis, un cri retentit dehors. L’homme alla à la fenêtre et vit une scène assez mouvementée :

Des barrières se dressaient le long de la rue où des hommes hypnotisés courraient après d’énormes taureaux aux cornes d’or, appelés Técaros, créatures redoutables, tandis que les créatures non humaines regardaient la scène en sécurité derrières les barrières. Un des hommes était alors poursuivit par un énorme Técaro en colère et se retrouva dos au mur, sans aucunes issues possibles. La bête fonça sur lui, chargea et le transperça avec ses cornes pointues, sous un tonnerre d’applaudissements. Le Técaro, après avoir achevé sa victime, se tourna vers le public, chargea de nouveau et détruit les barrières. La foule s’éparpilla alors sous des cris d’affolement et de peur, dans tous les coins de la ville, tandis que les Técaros s’enfuyaient, libres.

Soudain, quelqu’un frappa à la porte et entra après l’accord de Lancelot. La porte s’ouvrit, laissant apparaître une personne en cape rouge sombre de voyage, un capuchon recouvrant son visage. Le capuchon tomba et une touffe de cheveux roux en jaillit. Elle leva la tête et Lancelot la reconnu aussitôt :
- Elena !! Enfin ! Je suis tellement heureux !
- Oh moi aussi, tu m’as tellement manqué ! avoua Elena.
Elle ôta sa cape et se jeta dans les bras de Lancelot en pleures.
- Que se passe-t-il ? s’inquiéta Lancelot.
- Oh, ce n’est rien, juste un mauvais moment à passer.
- Bien. Laisse-moi te regarder !
Lancelot la contempla un instant. Elena portait une robe rouge et, après un long effort, sourit tant elle était heureuse de retrouver son amant. Le rodeur tandis sa main, lui prit le menton et l’embrassa tendrement.

La nuit tombait au loin. Le soleil était très bas dehors et les derniers rayons illuminaient les arbres alentours. Lancelot était couché torse-nu hors du drap, dans le lit, les bras croisés derrière la tête. Elena dormait sur lui, sous les couvertures, chaudement blottie. Ils ne se connaissaient pas depuis longtemps mais ils savaient que le destin les avait réunis. Ils étaient fait pour rester ensemble et tout deux en avait conscience : ils s’aimaient profondément.
Topaze, elle, ronflée endormit sur un gros coussin par terre, aussi moelleux que confortable. Une ombre était distincte à travers la fenêtre, perchée sur un arbre : une personne les observait et tenait à garder l’anonymat.

Vers dix heures le lendemain matin, Elena se réveilla, seule, dans le lit. Du bruit provenait de la salle d’à coté. Elle se leva, mit une robe de chambre en soie et alla rejoindre Lancelot qu’elle trouva en train de se laver… Quelques temps après, le couple sortit et passèrent la matinée ensemble à discuter jusqu’à ce qu’Elena annonce :
- Ecoute, je dois partir mais on se reverra très bientôt, je te le promets. Il faut que tu continues ta quête, afin de sauver Anabelle.
- Je, oui bien entendu. Je t’aime, reviens moi vite je t’en prie !
- Je t’aime encore plus ! ajouta Elena en l’embrassant.
Puis elle disparut par magie et Lancelot eu la nette impression qu’elle lui cachait quelque chose, quelque chose qui la rendait triste mais qu’elle ne voulait pas partager avec ce dernier. Il se dit que quand elle serait prête, elle lui en parlerait et préféra ranger ses affaires pour reprendre le voyage. Arrivé en ville accompagné de Topaze, il s’arrêta devant une affiche qui promettait de bonne nouvelles :
« Annonce aux célibataires ! Venez nombreux ce soir à la tombée de la nuit pour admirer une beauté rare hors du commun, une vraie légende ! En effet, nous avons retrouvé La Fleur du Destin, qui sera visible à tous ! Venez sur la grande place ! »

Une fois la lecture achevée, il se promit d’aller y jeter un coup d’œil même s’il était peu probable que ce soit la même Fleur qu’il cherchait. Néanmoins, s’il pouvait questionner les villageois sur cette légende, cela valait le déplacement.
L’après-midi arriva et il alla à la bibliothèque de Trynus comme l’avait conseillé le Dragon d’Argent. Malheureusement, quand il se pointa devant la porte, il vit que celle-ci était condamnée avec un écriteau révélant que tous les ouvrages de la bibliothèque avaient été transférés à celle de Youlenn suite à la mort mystérieuse du propriétaire qui souhaitait que cette mesure soit prise s’il lui arrivait malheur. Les derniers rayons de soleil disparurent et Lancelot se rendit à la place du village pour assister au spectacle, tandis que Topaze restait dormir dans la chambre d’hôte. Il y avait une foule impressionnante, surtout des hommes torse-nus. De la musique vint troubler les conversations et une voix s’éleva :
- Bonsoir tout le monde ! Je vois que vous êtes nombreux ce soir, alors, que le spectacle commence ! Votre Destin s’arrête avec elle !

Des hommes crièrent et sifflèrent tandis qu’une jeune femme surgissait sur une scène en bois, en sous-vêtements dorés aux perles d’or. Une personne de la foule l’appela par son prénom, Fleur, et commença à monter sur la scène, tandis que deux autres se battaient pour savoir qui finirait la soirée avec la danseuse. Lancelot comprit que ce n’était pas du tout ce qu’il recherchait, il rentra à sa chambre et se coucha, pour reprendre sa quête le lendemain.

CHAPITRE 12

Dans les monts Obscurs, plus précisément sur le mont Etreve, un homme parlait avec sa confidente :
- Corianne, ma douce Corianne. Tu es tout pour moi ! Il me faut un nouveau serviteur, courageux et fort. Il faut tu que retrouve une personne pour moi et que tu la rallie à notre cause. Il cherche la Fleur du Destin et il me la donnera ainsi. Je te confie une tache et ne te trompes pas !
- Mais, oui, bien sure. Qui voulez-vous ?
- C’est le jeune Lancelot ! Mets tout en œuvre pour qu’il te suive, il faut qu’il me rejoigne à tout prix ! Ce sera une sorte de chance afin de l’épargner, s’il résiste, je devrais me charger de lui en personne après qu’il ai trouvé mon précieux talisman…
- Bien. Où puis-je le trouver, ce Lancelot ? demanda Corianne ravie.
- Utilise ton don bien sure, celui de trouver les âmes courageuses et amoureuses !
- Bien. Je le trouverais, promit la jeune servante.

A l’aube d’un jour nouveau, à quatre mille lieux des monts Obscurs, figurait Lancelot et Topaze. Il avait fini de préparer ses affaires et s’en allait pour se rendre au plus vite dans la ville de Youlenn, épuisé de perdre son temps ici. Sa cape noire descendait jusqu’à ses pieds munis de bottes en cuir, une épée dépassant de celle-ci. Il arriva dans la forêt Ditlis, après avoir traversé le lac, longé la ville de Wallen à coté de la Grande Forêt au bout de deux jours de marche intensive. Une branche craqua derrière lui et rompit le silence qui régnait depuis longtemps. Lancelot, aux aguets, se retourna, épée en main, et la pointa vers la belle inconnue qui venait de surgir de nulle part.
La jeune femme avait de jolis cheveux blonds tressés, coiffés par derrière et retenus par une pince en os, ainsi que de grandes boucles d’oreilles en plume. Ses yeux marrons marquaient un regard noir et profond remplit de rancune mais aussi de soumission. Ses lèvres bien marquées, pulpeuses, s’étendaient sur le bas de son visage, formant un large sourire. Un collier en perles marron aussi habillait son cou nu, aussi mat que son visage. Elle s’adressa à Lancelot :
- Bonjour jeune guerrier, je ne te veux aucun mal.
Mais Lancelot restait méfiant car, durant neuf jours, il avait rencontré de nombreux monstres voulant le tuer.
- Bonjour, répondit-il par courtoisie. Qui êtes-vous ?
- Je m’appelle Corianne, je vis non loin d’ici. Et toi ?
- Je suis naît à Grisus, mon nom est Lancelot, je suis…
- Parfait, coupa-t-elle satisfaite des informations reçues. Que fais-tu ici, seul, au milieu de nulle part ?
- Je… (il hésita, préférant rester méfiant), je suis de passage pour rejoindre ma fiancée, mentit-il.
- Oh, fit-elle déçue. Je pensais que tu recherchais la Fleur du Destin, tant pis.
Elle fit mine de s’en aller mais, comme prévue, fut rattrapée par Lancelot :
- Pardon ? Je ne…
- Oh si tu m’as bien comprise. Mais bon, je comprends que tu te méfis de moi !
- Non, je ne vois pas de quoi vous parlez, je dois m’en aller ! annonça le jeune homme perplexe.
- Non non non ! Tu pourrais travailler pour moi !! Je paye bien ! Et puis, que feras-tu d’un bijou ? Je connais quelqu’un qui serait très intéressé par cet objet ! Je suis sure qu’il te plairait ! Xéno est très sympathique et je suis sure que…
- Vous vous moquez de moi ? Vous travaillez pour ce meurtrier ? Cet être infâme, sans pitié au service du Mal !? Non, je veux dire, le Mal en personne !! hurla Lancelot furieux. Il en est hors de question !
- Comment oses-tu salir son nom ?!
Corianne sortit un glaive de sa robe et l’enfonça dans le ventre de Lancelot avant qu’il n’est le temps de réagir puis commença à partir. Il s’écroula surpris, puis une lumière jaillit de nulle part laissant apparaitre Elena. Elle prit une profonde inspiration, tendit la main vers la femme qui se retourna face à Elena choquée et la fixa. Une lumière bleue sortit de sa main et fonça droit sur Corianne qui tomba à terre, morte. Pendant ce temps-là, Lancelot suait, il saignait abondamment et se sentait très mal. Il regarda alors sa blessure qui se referma sous ses yeux :
- Que se passe-t-il ? demanda ce dernier surpris mais guérit.
- C’est grâce à l’amulette Philyra, expliqua Elena ravit. Tant que tu la porteras sur toi, tu guériras de toute attaque, tu ne peux mourir, sauf si on te tranche la tête je suppose, je n’ai jamais…
- Ah oui ! coupa Lancelot, tirant Elena de ses pensées. Je l’avais mise dans la doublure de mon manteau, merci ! Au fait, d’où viens-tu ? Tu as l’air bouleversé ces derniers temps, tu apparais et tu pars juste après ! Quelque chose ne va pas ? Ou j’ai fais quelque chose ? Parles moi, je t’en pris !
- J’étais chez le Dragon d’Argent et je… Non, je ne dois pas, ceci ne te regarde pas. Tu vas oublier dès maintenant que tu m’as croisé, tu n’as pas rencontré Corianne et tu poursuis ta quête en allant à Youlenn, annonça Elena mystérieuse.
Sur ce, elle saisit de sa robe un sachet de tissu, en sortit de la poussière qu’elle lança sur Lancelot qui s’écroula, endormis, et se tourna vers Topaze qui venait d’arriver après sa ballade habituelle :
- C’était nécessaire ! Il me remerciera plus tard, c’est pour son bien. Je ne veux pas qu’il souffre, c’est dur pour moi et j’ai des choses à faire, je suis si…Je compte sur toi pour veiller sur lui Topaze ! demanda Elena qui semblait inquiète et triste soudainement.
Pour toute réponse, Topaze poussa un petit cri signe d’acquiescement.

à suivre... flower
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Ven 11 Juin 2010 - 9:01

C'est marrant mais à chaque fois que je viens sur ce sujet je vois le nombre de "vues" toujours plus grand ! J'espère que ça vous plait ! ^^
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Ven 11 Juin 2010 - 18:08

Pour ceux que ça interesse, j'ai rajouté en bleu des passages dans les premiers chapitres, chose que j'ai rajouté sur l'original après avoir mis les chapitres ici !
On en apprends plus sur les villes, le décor et tout ! ^^
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Mer 16 Juin 2010 - 9:18

La suite...
Ca se gate si vous voyez ce que je veux dire...Ahahahaha !


CHAPITRE 13

Le jour suivant, à la levée du jour, Lancelot se réveilla en se frottant la tête Il avait dormit toute la veille et toute la nuit mais il lui était impossible de se souvenir de ce qu’il s’était passé la veille. La seule chose qu’il se souvenait, c’était d’être arrivé ici pendant que Topaze se promenait plus loin puis le trou noir total. Un sentiment bizarre lui parvint, comme si il avait loupé quelque chose d’important. Il chassa cette idée et continua sa route vers l’entrée de la ville, vite rejoint par Topaze.
- Tu ne sais rien toi par hasard ? demanda-t-il à la créature.
- …
- D’accord, ce n’est rien ! Nous sommes arrivés ! annonça Lancelot.

Youlenn, ville d’une centaine de maisons environs, était une ville magnifique, débordant de roses blanches et de marguerites. La ville s’organisait en cercle, avec en son centre une place avec la grande bibliothèque, majestueuse et d’une grande renommée. Des milliers d’arbres, cerisiers plus exactement, en fleur, bordaient les rues et les entrées des maisons, maisons en pierres dont la façade se composait de sable, donnant une touche océanique et originale. Tous les volets étaient peints en vert et des colliers de coquillage ornaient les portes de chaque demeure.
Lancelot et Topaze arrivèrent à la bibliothèque par l’allée Est afin de chercher le manuscrit dont parlait le Dragon d’Argent, contenant les informations sur la Fleur du Destin. Nocilus était dans cette ville à présent, depuis la dévastation d’Illas, et la disparition des habitants et d’Anabelle :
- Bonjour Lancelot, annonça-t-il heureux en voyant le jeune homme franchir la porte.
- Bonjour. Comment vas-tu mon vieil ami ?
- Bien. Enfin, je suppose. Tu sais, je ne suis à l’abri nulle part on dirait !
- Oui, je suis navré. Tout ceci prendra bientôt fin, je te le promets ! En attendant, je dois retrouver…
- La Fleur du Destin, coupa-t-il. Oui, je sais. Je suis l’informateur du Gardien de la muraille. Je conserve nombreux manuscrits et j’ai d’ailleurs retrouvé celui qui en aborde le sujet ! C’est dans le Libus, il est sur la table.
- Oh, merci mon ami ! Avant cela, je dois te demander, sais-tu parler plusieurs langues ?
- Pas moins de deux cents, pourquoi ? demanda Nocilus intrigué.
- Elena a prononcé cette phrase il y a quelques jours et je ne suis pas sure de la traduction exacte, peux-tu me la traduire s’il te plait ?
- Bien sure, fais voir !
Lancelot donna le bout de parchemin où la phrase était inscrite : « Tobi titozikatu gika gizibadako du ziba da zidu bukuko Elenka ! » puis Nocilus partit, un livre noir très abimé à la main. Il s’assit et, pendant une heure, chercha, feuilleta, nota. Puis, il annonça fièrement :
- J’ai enfin fini ! Cela donne « La fleur est en Elena ! ». Bizarre.
- Pardon ? Cela veut dire que c’est Elena qui détient la Fleur du Destin !? Mais ! demanda Lancelot perplexe.
- Oui, cela doit probablement vouloir dire ça ! Il y a peut être un autre sens caché, en plus de celui-ci qui est assez évident, admit le traducteur. Elle ne le sait surement pas !
- Où habite-elle ?
- A Seameria, c’est tout près d’ici ! Avant cela, jette un coup d’œil au livre dont je t’ai parlé ! Le Dragon d’Argent a été très précis sur ce sujet ! Il t’aidera à retrouver la Fleur ! rappela Nocilus.

Soudain, une flèche surgit d’une fenêtre à grande vitesse et transperça le bibliothécaire qui poussa un cri de douleur. Il s’effondra alors, mort.
- Non !! Ce n’est pas vrai, Nocilus ! hurla Lancelot en se précipitant vers son ami.
Il scruta par la fenêtre mais ne vit rien, l’envoyeur de la flèche avait disparu.
L’après-midi même, Nocilus fut enterré durant une grande cérémonie. Après cela, Lancelot, toujours bouleversé par la disparition soudaine de son ami, se rendit une nouvelle fois à la bibliothèque afin de feuilleter le livre, comme promis. Après une longue recherche, il tomba sur une page contenant un marque page. Elle contenait une inscription dans une langue ancienne mais que Lancelot connaissait bien. Elle disait qu’un jour, un homme trouva par hasard dans un temple un bout de parchemin mais qu’il semblait déchiré, un bout avant et après le texte manquait, comme pour cacher quelque chose et éviter que l’on retrouve l’objet en question mentionné par le parchemin. Afin de ne jamais oublié le contenu du parchemin trouvé, et se doutant d’une future utilité qu’il apporterait, l’homme inscrit dans un vieux manuscrit ce qui figurait sur le parchemin. Lancelot pu ainsi prendre connaissance de ce parchemin, qui parlait de la Fleur du Destin :
« …. Ainsi celle toujours voulu se trouve sur la source de la vie. Un seul mot sur l’endroit le plus magique et l’élu se retrouve au sommet du monde sur une montagne d’or et de puissance. Mais l’activation de se trésor ne peut se faire sans… »
- Bien. C’est malin, il manque une information qui ne doit pas être anodine…Tant pis, on fera sans. Cela veut donc dire que la Fleur du Destin, que je cherche et qui est censée être bien cachée et tout se trouve seulement chez Elena à Seameria ! Si je m’attendais à cela ! Je suppose donc qu’il faut dire un truc sur un emplacement et hop, on l’a ! Ahahahaha ! conclut Lancelot, parlant pour lui-même.

Il décida alors de partir de suite pour Seameria, voulant retrouver le plus vite possible la Fleur et détruire Xéno, délivrer Anabelle et sauver tout le monde. Le rodeur sortit par le sud de la ville et pénétra dans une forêt dense, qui séparait Youlenn de Seameria. Se rapprochant de la côte, cette forêt particulière contenait nombreux sables mouvants. Il aperçu au loin une créature à terre, comme buvant quelque chose. Celle-ci se retourna en entendant Lancelot et le fixa intensément, du sang coulant de sa bouche aux crocs pointus et redoutables. Elle était grande, la peau sombre, paraissait humaine mais ses griffes à la place de ses mains et pieds ainsi que ses crocs réfutaient cette hypothèse. Le monstre poussa alors un hurlement, s’éloigna de sa victime, un homme décapité, et se rapprocha de l’intrus en position d’attaque. Lancelot brandit son épée et le combat commença entre les deux adversaires. La créature sauta sur le rodeur qui s’écroula sur le coup, se protégeant la tête et lâchant son épée. Il eu tout de même le réflexe, la seconde qui suivit, de sortir son étoile de fer pour lui enfoncer dans le ventre. Mais la chose était trop rapide et Lancelot manqua son coup d’un demi-centimètre. Il parvint à se relever tandis que son ennemi s’éloignait, puis récupéra son épée en évitant les coups de griffes. En quelques coups, la tête de la créature au nom inconnu tomba à terre. Lancelot, fatigué et peiné tant par la cruauté de la créature que par sa mort récita une formule pour le repos de l’âme de la chose morte. En effet, même si cette dernière était un meurtrier, chaque être vivant ne méritait pas une fin aussi tragique quelque soit son espèce, selon le jeune homme. Surtout qu’elle ne faisait que se nourrir, rien n’indiquer que l’homme n’était pas déjà mort avant la venue de la créature.

Le soleil se couchait quand le jeune homme, suivit de nouveau par Topaze qui venait d’apparaître, arriva enfin à Seameria. L’avantage de partir de Youlenn pour aller à Seameria résidait dans la faible distance les séparant, une journée de marche suffisant. La ville était petite, une cinquantaine de cabanes en paille seulement, un grand puit de pierres au centre du village, une église aux jolis vitraux de coquillages. Seameria était déserte à cette heure, et Lancelot alla vers la côte où il aperçu au loin, sur les flots, une maison qui flottait. Celle-ci semblait être un mirage et ne ressemblait pas aux autres du village. Son architecture ressemblait à celle décrite dans les contes pour enfants, presque irréelle. La base était carrée, le devant comportait deux grandes fenêtres arrondies de chaque côté de la porte, dont la façade gauche était en avancée. Une tourelle s’élevait à la droite, reliée au premier étage. Le toit demeurait rosé en paille tandis que les murs extérieurs se teintaient de beige aux reflets argentés. Aucun pont n’était visible pour accéder à la porte d’entrée, d’un blanc rare et gravé de pierres précieuse qui étincelaient sous les rayons du soleil couchant. Toute la maison semblait être recouverte d’un halo blanc, scintillante, et appartenant à l’océan qui s’étendait tout autour dont l’horizon restait d’un bleu sombre et mystérieux. Topaze poussa alors un cri d’échec et de désespoir quand un pont en bois, allant de la plage de sable fin à la porte surgit de nulle part. Lancelot s’engagea dessus et arriva devant la porte close sans poignée. Il toucha les pierres, intrigué, et son regard se tourna vers une petite en forme d’étoile tout à droite de la porte, d’un joli bleu transparent et clair, une aigue-marine qu’il reconnu aussitôt tant par sa beauté que par sa rareté. Il la frôla et un bruit de déclique se fit entendre. Puis, comme pour justifier ce bruit, la porte s’ouvrit toute seule sous le regard bouche-bée de Lancelot et Topaze.

Lancelot franchit le seuil de la demeure et observa l’intérieur qui brillait de toute part grâce au soleil. A gauche de l’entrée, un long aquarium remplit de poissons aux jolies couleurs pales et argentées se dressait tout autour du salon, bordé par de jolis canapés d’un blanc moelleux. Une table basse trônait autour et un comptoir séparait le salon de la cuisine tandis qu’un long escalier se tenait à droite dans la tourelle. Il entra dans le salon et vit le joli cadran solaire affichait sur le mur, en face de la fenêtre, dont l’ombre de l’aiguille affichait 20, soit vingt heures du soir déjà. Un couloir, entre le salon et l’escalier, un peu reculé en diagonale de l’entrée, menait vers une pièce. Il s’y rendit et admira les murs, bleus, comme s’ils reflétaient le contenu de la mer car il vit un poisson clown passer devant lui, des algues comme bercées par le flux marin, et en levant la tête, un dalfinus, mammifère turquoise à nageoire dorsale, queue à frange, deux nageoires sur le côté et le bec allongé. Ses yeux étaient d’un bleu clair et l’animal magique fixa Lancelot ébahit en poussant un petit cri aigu d’encouragement. Lancelot contempla un autre mur et la, il remarqua une sorte de stèle dorée, en or selon lui, gravait de par en part par une jolie langue inconnue, ainsi que de magnifiques dessins représentants des créatures aussi merveilleuses que rares. A cet instant, en face d’un monument spécial, Lancelot eu la certitude de se trouvé devant l’endroit le plus magique indiqué dans le texte recopié. Il s’en approcha du plus près possible et, touchant la plaque, il murmura un mot cité, au hasard, « or ». Comme pour ce moquer le lui, rien ne se passa mais cela ne découragea pas pour autant le jeune rodeur. Il réessaya, prononçant encore et encore « puissance », « magique », « endroit », « mot », « celle », « vie », « montagne » mais rien, toujours rien. Il se retourna, pour partir et entendit un bruit. Au début, il cru que cela provenait de la cuisine, comme si de l’eau coulait du robinet, mais il venait de l’intérieur du mur. Lancelot réfléchit à la hâte sur ce qui pourrait produire ce bruit si particulier. Puis il trouva. Tout en murmurant, un son se forma de sa bouche qui en sortit et se propagea dans toute la pièce, puis se rassembla en un faisceau. Ce mot prononcé fila droit sur la stèle dorée, sur le mot lui-même écrit dans une langue ancienne et oubliée, le mot « source » s’illumina de mille flots. Car ce mot, celui attendu depuis des décennies par ce monument, avait enfin trouvé sa place, ce mot déclencha une suite d’événements magiques.
Une lumière apparut, aveugla Lancelot qui se cacha les yeux et aspira une bouffée d’air de surprise. Puis, une fois que ce fut fini, Lancelot ôta sa main de son visage et vit avec stupeur ce qu’il s’était passé : il se trouvait au beau milieu de nulle part, dans un environnement fait de dihydrogène et d’oxygène en majorité avec une certaine quantité de sel. En regardant autour de lui, il comprit qu’il était devant la stèle, de l’autre coté du mur, dans l’océan. Il nagea dans sa direction et toucha de ses propres mains cette fois-ci le monument, en cherchant comment trouver la Fleur. Il essaya d’enfoncer des signes au hasard, en vain, rien ne bougeait. Il cogna de force dessus, tandis que l’air se faisait rare dans ses poumons et que l’envie de respirer se faisait de plus en plus irrésistible. Il leva la tête vers le haut, tenta de remonter mais il stagnait, immobile, incapable de rejoindre la surface et l’air libre, frais de cette fin de journée. Lancelot tapa alors, chercha à bouger le monument, en vain. A bout de force, il commença à tomber dans l’inconscience mais une lumière surgit, l’illumina et il se retrouva allongé par terre, trempé mais au sec, chez Elena. Il se réveilla sonné et respira de grandes pouffées d’air en se relevant. Il constata que sa main gauche restait fermée et en l’ouvrant, il découvrit avec surprise un petit médaillon doré, ovale, avec une jolie fleur gravée sur le devant serti d’une fine chaine en or. Cette fleur était subtile, ses pétales finement dessinées regroupées en bouton au bout d’une tige tout aussi fine. Etonné, Lancelot le contempla quelques minutes, le retourna et remarqua une petite inscription au dos « Destina Flory » qui confirma son hypothèse : il tenait entre ses mains le mythique médaillon aux pouvoirs incroyables, la Fleur du Destin. En l’observant plus attentivement, il vit que le médaillon pouvait s’ouvrir en deux mais il fut incapable de l’ouvrir. Il fallait surement faire quelque chose de très précis mais malheureusement, la suite des instructions concernant la Fleur n’était pas écrite dans le vieux livre. Il la mit donc dans la doublure de sa veste.
Puis, il sortit de la pièce, alla à la fenêtre de la cuisine donnant sur l’horizon, sur la mer d’un joli bleu turquoise et transparent avant se s’effondrer d’un coup, inconscient.
Une longue secousse et un bruit terrible se déclenchèrent alors, tandis qu’un éclair d’une forte puissance jaillissait du ciel dépourvu du moindre nuage : la légende avait cessée d’être et la réalité était de retour…


CHAPITRE 14

Dans les profondeurs du noir et du Mal, au pied d’une montagne légendaire et dangereuse appelé Mont Etreve, vivait un effroyable homme, Xéno. Le mage, qui était assis en pleine pensée, se leva brusquement sous la colère : il venait de voir son plan échouer sous ses yeux, Corianne était morte, il devrait s’occuper de Lancelot lui-même.
Freuz apparut :
- Bonjour maître. Je…je vous apporte une mauvaise nouvelle, commença-t-il terrifié.
- Oui, je t’écoute, parle ! ordonna le mage.
- Et bien voila, il semblerait que Anabelle n’est pas la bonne personne que vous recherchiez.
- Comment ça ? C’est impossible ! C’est la sœur de Lancelot, j’en suis sur ! A moins que…
- La formule que vous m’avez dit d’utiliser afin de révéler son aura magique, de savoir si elle est la personne la plus pure comme énoncée dans le parchemin, n’a pas marché, pas d’auréole autour d’elle, rien. Elle a juste rit.
- Hm, voila qui complique les choses, une fois encore. Une chose est sure cependant, je n’ai plus besoin d’elle, annonça Xéno un sombre sourire aux lèvres.
- Bien, maître, je vous laisse, fini Freuz ravit.
Le serviteur sortit et Xéno fit apparaître la cage contenant Anabelle puis la fit sortir de force. Celle-ci avait les mains liées, elle était épuisée, de grands cernes sous les yeux, des griffures un peu partout sur son visage, ses bras et jambes et sa robe bonne à être jetée. Il la prit par le bras, la conduisit dans le couloir sombre et, après avoir marché un peu, ils arrivèrent dans une pièce destinée à chauffer le manoir : la salle de l’incinérateur. En entrant, elle vit des tas de bois entassés de part et d’autre de la pièce avec en son centre, une espèce de gros four en fer surmonté d’un tuyau qui allait dans le plafond, tandis que les flammes rouges dansaient dans l’âtre du four.
- Que me voulez-vous ? demanda Anabelle paniquée et inquiète sur son sort.
- Oh, tu le sauras bien assez vite ! ricana l’homme en cape rouge sang.

Il s’approcha d’elle et lui demanda qu’elle cite une bonne raison de la garder en vie car elle était devenue inutile à ses yeux, tout comme son frère qui n’avait même pas eu le cran et le courage de venir la délivrer. Elle avait été abandonnée, personne ne se souciait de son sort alors pourquoi rester en vie ? disait-il tandis qu’elle réfutait le tout en larmes. Anabelle lui cracha au visage, ne voulant vivre pour rester aux côtés d’un homme pareil. Il fit alors apparaître une dague et lui coupa les cordes qui lui liaient les mains. Anabelle se frotta les poignets et s’éloigna de son ravisseur, tournant dans la pièce en face de lui. Xéno laissa tomber sa dague à terre et annonça fièrement qu’il ne la tuerait pas, qu’elle serait sa servante jusqu’à sa mort. A ces mots, Anabelle se jeta sur l’arme et se l’enfonça dans le cœur : elle avait fait son choix, celui de mourir plutôt que de servir cet homme sans pitié et sans âme.

- Pouf, j’ai bien cru qu’elle ne se tuerait pas, elle est si manipulatrice, ça en devient fatiguant ! Dragwena ! rugit-il satisfait de sa manœuvre. Venez me nettoyer ce déchet tout de suite !
- Oui, Monseigneur, je m’en occupe, annonça la jeune femme qui venait d’apparaître sous les ordres de son maître.
En quelques minutes, le corps d’Anabelle fut incinéré et le sol nettoyer. Xéno garda un bracelet qu’elle portait en souvenir afin de la remettre à une personne bien précise et partit dans ses appartements.
Arrivé en haut, sur le seuil de sa porte, il sentit un flux magique le traverser comme jamais il n’avait ressentit avant. Ce signe lui apparu être tout sauf trompeur, il le vivait dès que de la magie était pratiquée dans le Royaume, magie qu’il avait bannie car seul lui et ses serviteurs avait le droit de l’utiliser. Mais contrairement aux fois précédentes de désobéissances détectées, celle-ci était bien plus puissante, bien plus présente et agréablement terrifiante. En cet instant, Xéno se décontracta pour la première fois depuis longtemps car il sut que la Fleur avait été retrouvée et que le moment d’agir était venu…

à suivre...


Dernière édition par louporque le Mar 29 Juin 2010 - 8:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Mar 22 Juin 2010 - 19:51

La suite !
J'espère que certains continuent à lire, sinon je ne mets pas la fin...
Enfin, la voici, rien que pour mon plaisir à moi !!


CHAPITRE 15

Lancelot se réveilla tant bien que mal au petit matin, après avoir passé la nuit allongé par terre, inconscient. Il était encore dans la cuisine. Il se mit debout, alla à l’entrée et vit des jolis pieds nus à l’entrée. Il leva la tête et tomba nez à nez avec Elena furieuse :
- Comment oses-tu ? hurla-t-elle.
- Mais je…, commença le jeune homme
- Je te faisais confiance ! coupa-t-elle.
- Ce n’est pas ce que tu crois, se défendit-il.
- Tu m’écœures, je ne pensais pas que tu étais ce genre de personne, à entrer chez les gens comme bon lui semble. J’aurais du laisser Corianne te tuer…
- Que quoi ? De quoi parles-tu ? Qui es-ce ? demanda Lancelot surpris.
- Non rien. Vas-tu enfin me dire ce que tu fais chez moi ?
- Oui, tout de suite.
Il se mit alors à raconter tout ce qui s’était passé depuis son départ à Trynus jusqu’à ce qu’il la rencontre. Une fois chose faite, il lui tendit la Fleur du Destin :
- C’est incroyable ! Il était dans l’océan à côté de ma maison pendant tout ce temps ! Très ingénieux je dois dire ! avoua Elena.
- Oui, et ce n’est pas tout, le livre mentionne une femme, la plus pure, qui pourrait actionner le médaillon et peut être l’ouvrir ! Le souci c’est qu’il manque un bout, comme si une chose très importante devait se faire afin de faire fonctionner la Fleur. Une chose est sure, c’est que Xéno recherche la femme et ceci ! Attends un peu, tu ne crois pas qu’Anabelle… ?
- Je ne sais pas du tout, cela expliquerait peut être son enlèvement !
Topaze revenue, elle resta avec Lancelot toute la journée afin de trouver d’autres informations au sujet de la Fleur, dans les nombreux livres qu’Elena possédait.
- Bon, ça m’énerve un peu la ! Je sors prendre un peu l’air, je vais devenir dingue !
Sur ces mots, Lancelot posa le livre sur la table et sortit de la maison sous la chaleur du soleil, vers la plage de sable fin.
Le ciel s’assombrit brusquement comme si la nuit avait décidait de tomber plus tôt que prévu. Une ombre glissait dans le ciel, dans la direction de Lancelot puis l’ombre fut soudainement illuminée par un long et puissant éclair. Elle se posa à terre laissant place à un homme en cape, près de Lancelot qui put découvrir une longue épée pointue dans la cape de l’inconnu. Celui-ci demanda :
- Etes-vous Lancelot ?
- Oui, que me voulez-vous ? menaça l’homme répondant à ce nom.
- Votre mort…
L’inconnu brandit son arme étincelante tandis que sa cape tomba, révélant son identité :
- Xéno ! hurla Lancelot pris au dépourvu.
- Oui, le seul et l’unique, ricana Xéno fier de son effet de surprise. Nous revoilà face à face !
- Ce n’est pas la première fois qu’on se rencontre ?
- Oh non, la première fois, tu avais dix ans, et j’ai tué tes parents !!

Le combat commença. Les deux épées des deux adversaires se cognaient dans un bruit métallique sous le tonnerre. Xéno perdit son épée après un enchaînement de coups mais, levant les mains vers le ciel, prononça une incantation : « Liam yo tus raf era mi sat zo »
Lancelot fut alors envoyé brutalement contre un arbre, perdant son arme, sonné. Elena apparut à ce moment là, se servit de sa magie pour envoyer un sort sur Xéno qui le blessa à l’épaule mais ne l’arrêté pas pour autant. Le sorcier lança son coude droit en arrière et donna comme un coup de poing mais paume ouverte tandis qu’un faisceau électrique sortait de sa main tendue qui atteignit Elena. Celle-ci tomba sous le choc et disparut, laissant place à une jolie fleur blanche. Topaze arriva aussi et lança des boules de feu contre Xéno qui les évitait le temps que Lancelot reprenne conscience, se relève et aille chercher son épée plantée plus loin. Xéno, lui, vit la fleur par terre et comprit :
- Je reviendrais dans peu de temps ! promit-il en disparaissant.
Lancelot se retourna vers la fleur qui grandit pour laisser place à Elena encore évanouie. Juste après, Xéno réapparut en compagnie d’un chevalier noir, Freuz, et d’un troll, Schard, ses deux fidèles serviteurs tandis que Topaze disparaissait pour ne plus revenir.
Une odeur infecte se propagea alors autour du troll comme une odeur de morue desséchée et d’œufs pourris sous la sueur coulant de son visage crasseux.
Elena se réveilla sous l’odeur nauséabonde et se leva, une main sur sa côte fêlée. Un éclair aveugla tout le monde et un monstre surgit de nulle part. Deux grosses mains poilues se posèrent sur les épaules du rodeur qui vola au loin lâchant son épée. Xéno se saisit d’Elena qui poussa un cri de terreur avant de disparaître sans que quiconque ne puisse agir.
-Noooooon !! hurla Lancelot à pleins poumons.

Le combat les avait conduits sur une colline appelée le Mont du Combat. Il récupéra son épée, courut vers le troll et, d’un coup sec, lui transperça le cœur, tout cela en à peine cinq secondes. Le troll tomba à terre dans un cri de douleur avant de mourir en un instant. Puis des sortes de petites racines vertes surgirent du sol, rampèrent et attaquèrent Lancelot. Soudain, une plante vivante gigantesque sortit de l’emplacement où se trouvait Xéno peu de temps auparavant. La plante, sorte de plante carnivore à la tête remplie de dents tranchantes, fondit sur le rodeur en même temps que le chevalier noir l’attaquait. Lancelot alternait entre éviter les coups du monstre et ceux de Freuz. Topaze intervint en lançant des boules de feu à la plante. Un long jet brûla la tête du végétal qui retourna d’où elle était sortit. Le chevalier noir en profita pour érafler du bout de son épée le genou de Lancelot qui fléchit sur le coup mais se redressa rapidement puis, par un coup de passe-passe, lui transpercer le front. L’adversaire, muet de douleur, se raidit pour s’écrouler à pic sur le sol. Lancelot ne tarda pas à réagir et calculer que Xéno avait capturé Elena sous ses yeux et se mit à courir en direction de la sombre montagne.

CHAPITRE 16

Lancelot continuait de courir, suivit de près par Topaze qui volait dans une image apparut devant lui, le stoppant net dans sa course. C’était celle de Xéno lui disant de prendre une pierre rouge feu qui venait de surgir de nulle part, avant de disparaître subitement. Le rodeur hésita un instant mais fini par la prendre car, d’une façon ou d’une autre, il fallait qu’il retrouve Xéno et il se doutait bien que Xéno voudrait l’affronter en personne. Un tourbillon glacé l’enveloppa et une forte poussée le projeta en avant. Il atterrit sur une roche pointue, sursauta et se retrouva debout en un instant. Il se trouvait, selon lui, dans une sorte de grotte qui pouvait s’écrouler à tout moment. Les parois de la grotte étaient humides, le bruit de l’eau coulante aurait pu rendre fou toute personne vivant dans ces lieux peu confortables.
Une voix glaciale et rauque rompit le silence :
- Te revoilà ! J’ai ce que tu veux et tu possèdes ce que je veux, même si j’ai aussi besoin d’Elena, annonça Xéno.
- Oh non, je t’en empêcherais !
- Essaye toujours ! En garde ! hurla le mage noir.
Lancelot aperçut alors au loin Elena, solidement ligotée à un rocher, qui se débattait en vain afin de se délivrer. Elle semblait trop affaiblit pour utiliser ses pouvoirs. Xéno engagea le combat et les épées s’entre choquaient tandis que les ennemis bougeaient sur place tout en évitant les coups adverses d’une grande violence. Le jeune homme fut désarmé en premier mais il réussit tout de même à reprendre son épée, en se déplaçant vers la droite.
Pendant ce temps, Elena repris ses forces et, en prononçant une formule magique, parvint à se délivrer. Elle se rua derrière le rocher le plus proche des combattants et se cacha derrière. Les adversaires, eux, s’affrontaient dans un combat acharné sans aucune pitié. Après un long lapse de temps, Xéno fut blessé au ventre mais il fonça, épée à l’horizontal vers Lancelot. Ce dernier s’écarta à temps et l’épée de l’homme se planta brutalement dans la roche qui figurait derrière Lancelot.
Un bruit d’éboulement résonna dans la grotte et des pierres tombèrent en masse du plafond : la grotte s’effondrait. Xéno courut vers la sortie et la ferma en invoquant une porte en pierre, enfermant le jeune couple dans la caverne. Elena se précipita vers la porte, suivit de Lancelot, évitant les pierres, la toucha de sa main droite et ferma les yeux. Elle les rouvrit et ses yeux avaient viré vers un bleu électrique, les cheveux au vent. La porte explosa sous le choc et le couple sortit pour rejoindre Xéno qui les attendait, tandis que la grotte s’effondrait une fois pour toute :
- Enfin, je commençais à croire que vous étiez morts ! Mais ne soyez pas trop optimiste, conclut-il fièrement.
- Va en enfer ! répliqua Lancelot d’un ton glacial.
Ce dernier bondit sur son ennemi qui tomba sous le choc et s éloigna un peu. Cependant, Xéno réussit à se relever et Lancelot en profita pour regarder où ils se trouvaient : ils avaient atterris dans un champ, sur le célèbre volcan actif Hüa, tout près du Mont Etreve. Le jeune homme ne regarda pas longtemps car le mage noir arriva rapidement auprès de lui, épée en main, et continua de l’attaquer. Lancelot, lui, l’évitait comme il pouvait car il avait laissé tomber son épée dans la grotte afin d’aider Elena à sortir après avoir jeté son sort puissant.
Elena, qui avait disparu un moment, apparu, un collier vert autour du cou.
- Je t’ai manqué ? siffla Xéno.
Il lui envoya une décharge électrique comme précédemment mais ce n’eu aucun effet sur la jeune femme, grâce à son amulette de protection. Elle fit apparaître un arc et des flèches qu’elle lança à son amant qui s’en saisit aussitôt. Après un rapide « merci », il encocha une flèche sur l’arc, tendit la corde en se plaçant de profil, bras gauche tendu tenant l’arc, bras droit plié au coude dont les deux doigts de la main tenaient la corde de chaque côté de la flèche. Il lâcha la corde, la flèche de décrocha et fila d’une traite vers Xéno mais le loupa de peu car ce dernier disparut au même moment.

à suivre, bientot la fin !!
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MessageSujet: Re: Eternia : fin de l'histoire mise !!   Mar 29 Juin 2010 - 8:38

Piouf !
Alors, pour ceux que ça interesse, j'ai rajouté pleins pleins de passages en indigo, en plus de ceux mit précédement en bleu, qui, selon moi, sont assez nécessaires pour mieux comprendre certains points de l'histoire, libre à vous de lire ou pas.
Les passages sont:
- Chapitre 2: début et toute fin
- Chapitre 4: fin (le plus long passage)
- Chapitre 8: fin
- Chapitre 9: fin
- Chapitre 14: fin

La suite,non, LA FIN !!! tant qu'a faire, bonne lecture et merci !! Je pourrais mettre des résumés de la suite si vous voulez! Je veux bien quelques commentaires avec vos points de vue, notamment sur les parties rajoutées, merci !!


CHAPITRE 17

Xéno réapparut à côté de Lancelot qui ne le vit pas, épée dans une main et étrange bâton dans l’autre. D’un coup, il lui transperça l’épaule, retira son épée tandis que le jeune homme tombait à genoux de douleur. Elena, qui vit la scène, cria mais sa bouche disparut d’un seul coup : Xéno l’avait fait disparaître grâce à ses pouvoirs. Pendant que Lancelot s’évanouissait de douleur, sa compagne fut ligotée, sa bouche réapparut mais elle ne pouvait plus parler. Topaze, elle, avait disparu de peur.
- Voila qui nous fera des vacances ! commenta Xéno en s’adressant à la jeune femme, épuisée, dont les pouvoirs étaient inactifs.
Lancelot restait inconscient à terre et Xéno, abandonnant son bâton à terre, s’empara de la Fleur du Destin dans la poche de son ennemi et mit le médaillon autour du cou. Le jeune rodeur, lui, se remettait petit à petit de sa blessure grâce à son amulette mais ne pouvait encore se lever : il observa, faible, la scène avec horreur. Xéno avait compris le parchemin, il dit :
- Tu vois, le parchemin mentionne un sacrifice afin d’actionner le talisman ! Je vais donc verser le sang de la plus pure, qui n’est autre qu’Elena, sur le médaillon qui s’ouvrira et je pourrais recevoir tous les pouvoirs de la Fleur !! Je serais invincible !!

A ces mots, Xéno alla voir Elena qui ne pouvait rien faire, se saisit de son poignard à sa robe et entailla le bras de la jeune femme. Il fit couler le sang sur son médaillon puis, un grondement retentit, le ciel s’assombrit et un tourbillon enveloppa Xéno. Le médaillon se leva dans les airs, s’ouvrit seul et une sorte de flux magique d’un vert transparent en sortit. Ce flux pénétra dans le mage noir qui s’illumina un instant, d’un vert fluorescent, avant de se dissiper. Ce dernier leva les mains vers le ciel :
- Je suis INVINCIBLE !!! Tout le royaume sera à mes pieds ! hurla Xéno.

Il se dirigea vers Elena qui saignait abondamment et tendit sa main vers elle, dans le but de la tuer. Soudain, une lumière jaillit et une femme s’interposa entre le mage noir et sa prisonnière : Eliane, la mère d’Elena. Elle prit une profonde inspiration, ferma les yeux et lança un coup fatal, un sort mortel qui fut bloqué par Xéno qui utilisa le même sort. Deux jets violents d’énergie d’un rouge sang s’affrontaient à mi-hauteur des ennemis. Xéno annonça :
- Au faite, cher Lancelot, Anabelle est morte !
Lancelot, enfin guérit par l’amulette se réveilla et entendit les paroles :
- Ce n’est pas vrai !! Vous l’avez tué espèce de monstre !
- Si c’est l’exacte vérité ! Sauf qu’elle s’est donnée elle-même la mort !
- Vous mentez, affirma Lancelot qui se levait vers Xéno toujours en affront avec Eliane.
- Non, j’ai bien peur qu’il ne dise la vérité Lancelot, assura Eliane. Elle s’est tuée afin d’échapper au sort que Xéno lui réservait. Je suis désolée. Il garde son bracelet dans sa poche comme trophée. Elena, je…
Elle fit un clin d’œil à sa fille qui comprit quelque chose qui échappa aux autres. Les jets mortels restaient en l’air, se compensant, avec autant de force à chaque jet.
- Non ! Je t’en prie, cria Elena désespérée, toujours la main sur sa blessure mais pouvant enfin parler.
- Il le faut, c’est la seule solution !
A ces mots, Xéno, toujours contrôlant son jet afin d’atteindre Eliane, déplaça sa main gauche vers Lancelot et lui lança un jet de glace qui lui paralysa les jambes et le buste, sous un bloc de glace, l’empêchant de faire quoi que se soit.
- Ne t’inquiète pas, tout ira bien, je te le promets, je t’aime.
- Je t’aime, finit la jeune femme en larmes.

Elena rassembla ses dernières forces, se leva difficilement et se joignit aux combattants en lançant sur les jets rouges un faisceau rose pale, signe de sa faiblesse. Lorsque son sort heurta les rayons d’énergie qui s’affrontaient, le ciel se couvrit d’un seul coup et le vent se leva tandis qu’un éclair frappait le haut du volcan. Eliane et Xéno furent projetés de part et d’autre poussés d’une extrême puissance. Un bruit sourd et bruyant surgit. Elena se retourna vers le sommet du volcan effrayée et vit la lave jaillir, la terre trembler, des pierres être projeté du volcan vers eux. Ils devaient fuir au plus vite.

CHAPITRE 18

Lancelot fut soudain libéré de l’enchantement qui le retenait et regarda autour de lui : de la fumée recouvrait le sol, le ciel était noir par le nuage de fumée et d’un rouge inquiétant à cause de la lave qui ne cessait de couler. La température était très élevée, ça en devenait vite insupportable et la lave se rapprochait dangereusement d’où ils étaient.
Le jeune homme comprit rapidement avec horreur ce qu’il venait de se passer : Eliane et Xéno étaient mort, à terre, suite au sacrifice d’Eliane qui avait demandé à Elena d’intervenir. Son geste avait eu pour effet d’annuler les forces qui s’affrontaient et avait provoqué une explosion tuant ceux qui manipulaient les rayons d’une extrême puissance, épargnant la jeune femme dont le jet avait vite disparu. Il alla voir Xéno et d’un geste rapide, arracha du cou le médaillon, laissant l’homme étrangement mort. Elena, toujours blessée, courut vers Lancelot, le pris dans ses bras et, sous une poussière d’étoile argentée, ils disparurent à l’instant même où la lave atteignait le lieu de la bataille. Elle engloutit Xéno et Eliane puis le bâton abandonné qui s’enflamma, libérant la petite sphère qui, flottant sur la lave, comme un bout de bois sur l’eau, suivit le cours de la lave pour se perdre au loin…

Au même moment, tous les maléfices créés par Xéno furent rompus, les habitants délivrés, les serviteurs de Xéno renvoyés dans le sombre manoir, emprisonnés, ne pouvant en sortir.

Quelques instants plus tard, le couple apparut sur la place centrale de Illas, ville la plus proche. Elena était épuisée, dans un état inquiétant. Elle s’écroula et Lancelot la rattrapa de justesse. Topaze, elle, arriva joyeusement auprès d’eux.
- Oh Elena, ça va ? demanda Lancelot inquiet. On a réussit, murmura-t-il.
- Je, j’ai très mal au ventre. Ma, ma mère, elle est…pleura Elena.
- Chut, ça va aller, ça va aller, assura Lancelot afin de la réconforter.
- As-tu la Fleur du Destin ? demanda-t-elle après une grande inspiration douloureuse.
- Oui, je l’ai récupéré. Mais c’est bizarre, pourquoi est-il mort ? Avec la Fleur, il était invincible !
- Il faut aller voir le Dragon d’Argent, parvint à articuler Elena, en sueur.
- Comment ? Tu n’as plus la force de nous téléporter !
- Ai confiance ! Sers-moi fort et utilise ton cœur. Je vais te transmettre mes pouvoirs, ça va marcher !
A ses mots, elle ferma les yeux en se concentrant. Lancelot sentit un flux d’énergie se répandre dans tout son corps. Il ferma les yeux aussi et visualisa l’entrée de la grotte du Dragon d’Argent. Un flux d’énergie doré les entoura, tandis que la poitrine de la jeune femme flamboyait d’une lueur argentée avant de s’intensifier et d’aveugler Topaze qui regardait le spectacle. Une seconde après, ils avaient de nouveau disparu.

Ils arrivèrent devant l’antre du Dragon. Lancelot se sentit d’un coup épuisé :
- Ca a marché ! C’est incroyable ! murmura-t-il ébahit.
- Qui êtes-vous, étrangers ?! tonna le gardien qui se tenait devant le couple.
- Nous sommes des amis du gardien de la Muraille, Inchao, annonça Lancelot. Je suis Lancelot et voici Elena. S’il vous plait, elle ne va pas bien, elle est blessée.
- Vous connaissez mon… ? demanda le reptile surpris. Bien.
Le dragon d’un bleu électrique se décala sur le côté tandis que la porte s’effaçait. Lancelot, en soutenant Elena d’une pâleur effrayante, entra et la porte se referma derrière eux. La grotte n’avait pas changé depuis leur dernière visite. Le Dragon se tourna vers ses visiteurs tandis qu’Elena murmurait quelque chose à l’intention du Dragon d’Argent que seul lui entendu, ainsi que deux gestes furtifs :
- Soyez les bienvenus. Lancelot, Dame Elena.
- Bonjour. Pouvez-vous l’aider s’il vous plait, elle saigne abondamment !
- Oui ! Mettez-la sur ce fauteuil, je m’en occupe.
Lancelot aida la jeune femme à s’asseoir, puis le Dragon s’approcha d’elle, se pencha sur sa blessure et souffla dessus. Un rayon glacé sortit de sa bouche vers le trou en sang. En quelques secondes, la blessure se referma et le sang s’évapora. Elena retrouvait déjà quelques couleurs quand elle remercia son sauveur.
- Je déduis de votre présence ici que vous avez trouvé la Fleur du Destin ? demanda le Dragon.
- Oui, mais Xéno est arrivé, on s’est battu est il est mort, avec Eliane, annonça Lancelot. C’était un combat horrible, il se battait très bien mais l’intervention d’Elena a mis fin à son règne, alors qu’il avait déclenché le pouvoir de la Fleur. D’ailleurs, je n’ai pas tout compris. C’était toi la plus pure Elena ?
- En effet, je ne m’y attendais pas !
- C’est à cause de ta descendance Elena, tu es issue d’une lignée très pure, c’était normal que c’était toi, d’ailleurs, ton corps a du montrer des signes prouvant ta nature, révéla le Dragon.
- Oui, quand Xéno m’a lancé le sort, je me suis transformée en Fleur, c’est d’ailleurs à ce moment qu’il a compris que c’était moi et qu’il m’a enlevé !
- Mais comment a-t-il pu mourir ? Et il fallait ton sang pour activer le pouvoir ? s’exclama Lancelot en regardant la jeune femme, dégouté.
- Hmm, d’après mes vagues souvenirs, la légende disait qu’il fallait un sacrifice pour activer la Fleur car tel est le prix à payer, mais cela signifie juste qu’il faut verser un peu de sang dessus, après libre à chacun d’interpréter comme il veut, une chance que Xéno ne t’ai pas…
Le Dragon s’interrompit et enchaina sur autre chose :
- Enfin, si Xéno est mort, c’est parce que le médaillon en avait décidé ainsi, il était doté d’un énorme pouvoir et associé à un homme déjà très puissant, pour se protéger, la Fleur a du vouloir s’en débarrasser, lui et l’autre personne qui le combattait, comme ça le Bien et le Mal sont à égalité maintenant, nous sommes neutres en ce moment même. Et puis, rien n’indiquait que celui qui aurait la Fleur la contrôlerait, juste qu’il aurait de grands pouvoirs qui pourraient détruire ou sauver ce monde. Il faut une grande sagesse pour s’en servir. Et son dernier possesseur, malgré son aversion pour le Mal, était un très grand mage très respecté et sage, déclara le gardien de la muraille. Une chose est sure, ce médaillon ferme la porte qui sert de passage entre l’enfer et ce monde. C’est une très bonne chose que vous l’ayez récupéré.
- Oui, mais à quel prix ? Anabelle est morte !! cria Lancelot. Vous m’aviez dit qu’il ne lui arriverait rien ! Que je pourrais la sauver !
- Son destin en était autrement ! Elle a rejoint un autre monde afin de servir le bien, son geste n’était pas dans mes pensées ! annonça le Dragon d’une voix un peu furieuse. Je suis navré. Je ne peux rien pour elle maintenant.
- Bien sure, maintenant que tout est fini. Tenez, votre collier, s’emporta le jeune homme.
Il sortit le médaillon de sa poche et le jeta aux pieds du Dragon. Elena s’approcha de Lancelot :
- Ecoute, ce n’est pas de sa faute, tu n’y pouvais rien, tu serais mort et Xéno aurait gagné !
- Si tu le dis…Que faut-il faire ?
- Rien, vous en avez déjà fait beaucoup, je ne saurais jamais assez vous remercier.
Le reptile saisit la Fleur, alla au fond de la grotte vers une sorte de porte noire et, tout en murmurant de vieilles formules dans une langue perdue, le médaillon s’ouvrit, s’illumina et s’incéra dans la porte qui disparu.
- Voila, le portail est scellé, mon travail est enfin achevé. Quand est-il de Ombras ? Le Dragon de Xéno ? s’inquiéta le Dragon.
- Ah oui, on ne l’a pas vu !!
- Je vais m’en occuper. Le tuer ne serait pas correct, il n’a rien fait, du moins ces derniers temps. Le bannir dans un autre monde suffira pour le moment.
- Si vous le dites, acquiesça le rodeur.
- Tu m’épate ! Tu as changé d’avis à son sujet ?! s’étonna Elena.
- Ba, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, plaisanta-t-il. Je crois qu’il est temps pour nous de partir et de nous dire au revoir.
Sur ces mots, Lancelot fit face au Dragon, plaça sa main droite sur son cœur et sa main gauche derrière le dos, s’inclina et prononça les mots « Aqui to myni idas » signifiant « Paix sur vous » en langage perdu, coutume traditionnelle, signe de profond respect que les individus se devaient de tenir en saluant un Dragon aussi bien en l’abordant qu’en le quittant.
- Aqui to myni idas, mon ami. Au revoir, prenez garde et à bientôt ! finit le Dragon.

A ces mots, après la disparition du couple et de Topaze, le Dragon sortit de sa demeure qui était plus devenue sa prison ces dernières décennies qu’autre chose, déploya ses longues ailes, s’envola un instant, faisant le tour des montagnes environnantes, battant de ses ailes puissantes et se laissant porter par les flux aériens ascendant et descendant. Il se sentait enfin libre. Alors il cracha un long jet de glace en l’air, tout en tournant la tête et tout ce qui était mort sur Eternia, plantes, fleurs, végétaux, arbres, se régénéra et la vallée fut soudain envahie de fleurs aux teintes variées, d’arbres regorgeant de fruits, de champs prêts à être récoltés et l’ère de malheurs, de peur et chagrins laissa place à une ère de joie, de sagesse et plénitude.

CHAPITRE 19

Deux jours après la victoire du Bien contre le Mal, le couple était rendu à Wallen après être passé à Illas pour reconstruire la ville grâce à la magie d’Elena. Lancelot demanda à l’aube, sous le cerisier du village, la main d’Elena qui accepta et ils se marièrent le soir même.
Sous les derniers rayons de soleil, un couple, joliment vêtu accompagné d’une créature rouge, se promirent l’un à l’autre pour l’éternité. De nombreux invités avaient fait le déplacement, dont le père d’Elena qui était heureux. Elena portait une magnifique robe blanche à bretelles de coton, deux mèches de cheveux roux tressés formaient une couronne sur sa tête et de petites fleurs blanches ornaient sa chevelure. Elle était radieuse, face à Lancelot qui, sourire aux lèvres, portant un pantalon en toile beige et une chemise crème décoré d’une même fleur blanche, tenait ces mains délicates. Sur sa main gauche figurait un anneau très simple en or, le même que lui, signe de leur amour éternel. Après l’échange des vœux, la fête se déroula dans une ambiance parfaite puis la soirée toucha à sa fin. Elena et Lancelot s’en allèrent à Seameria où une maison pour eux et Topaze avait été construite la journée même.
Elena arriva devant la demeure et s’exclama, ravie :
- Elle est magnifique ! annonça-t-elle, les larmes aux yeux.
- Ma chérie ! Je sais ce que tu ressens. Il y a eu beaucoup de pertes mais je suis sure qu’ils sont auprès de nous, et qu’ils nous aiment autant que nous les aimons. Ta mère a été très courageuse et tu as bien agie, avoua Lancelot.
A ces mots, Elena se jeta, en larmes, dans les bras de son mari qui la serra fort.
- Comme elle me manque ! Je, quand j’ai compris ce qu’elle voulait faire, j’ai su que c’était la seule chose qui nous sauverait, mais je m’en veux tellement ! révéla la jeune femme, toujours dans ses bras.
- Non, tu n’as rien à te reprocher, assura Lancelot en la consolant. Viens, allons dormir.
- Oui, tu as raison. D’ailleurs, d’où tiens-tu cette coutume envers les Dragons ? demanda Elena surprise.
- Oh ! Je l’ai lu dans un livre chez toi, pendant que l’on cherchait des informations sur la Fleur…Hmm, je pense que cette tradition ne doit pas se perdre, c’est tout, et je l’ai refaite pour montrer le respect que j’éprouve envers le Dragon d’Argent, répondit simplement le jeune homme, sourire aux lèvres.
Elena en était ravie, et sa peine s’exténua un peu.

Le lendemain, Elena rendit un grand hommage aux trois personnes qui ont péris durant cette quête, Eliane, Nocilus et Anabelle. Trois personnes mortes pour les sauver. Elle décréta que tous les 13 juin, jour de la mort de Xéno, une fête serait dédiée à tous ceux qui ont perdu la vie, et ceci jusqu’à la fin des temps.
Mais le couple ignorait qu’une menace les guettait, car, par delà les terres immortelles, dans un lieu sombre où le Mal règne, un être sans corps attendait son heure et tout le monde sait qu’une vengeance est la pire des choses…


« De nos jours :

- Oh grand-père ! C’était génial !! Ombras a donc était exilé et Xéno est mort !! dit la petite Ella.
- Oui ma chérie, mais ce n’est pas fini, écoute la suite… »


FIN !!!!!
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